Mon problème avec le restaurant "Amada"
L'autre soir (avant de nous rendre au Ritz pour voir ce film), Chloé, Marilyn, une copine anglaise et moi-même sommes allées dîner chez "Amada".
"Amada" est un restaurant réputé de Philadelphie ; du style a être complet pendant la Semaine des Restaurants, vous voyez ?
Alors oui : l'endroit est beau ; belle ambiance chaleureuse et rustique ; bois sombre et bibliothèque (ou sont exposés des produits espagnols que l'on peut acheter).

Alors oui : les tapas étaient delicieuses ; pleines de goûts et de parfums originaux (je vous recommande les "Piquillos Rellenos", poivrons farcis au crabe) ; les fromages, charcuteries, etc... sont tres frais et de grande qualité ; la présentation est belle et raffinée.

Le truc qui m'a beaucoup contrariée, c'est l'attitude de notre serveur.
Il a été efficace et agréable (donc normal) mais je n'ai pas apprécié du tout la façon dont il nous a traitées...
Ayant entendu nos accents, ce sacré bougre en a déduit que nous étions des touristes de base... Je ne dis pas ça méchamment du tout mais ce que je veux dire par la, c'est que je suis normalement tres gentille, certes, mais que je n'aime pas être traitée en touriste alors que je vis et paye mes impôts dans ce pays,-
dont je connais les règles,
merci bien Monsieur l'serveur !
L'imbécile heureux n'a donc rien trouvé de mieux a faire que de nous apporter l'addition a laquelle il avait ajouté de lui-meme son pourboire de 20 %.
Ce n'est pas une question d'argent
puisque je donne toujours 20 % de pourboire.
Le problème, c'est qu'il n'a pas fait les choses dans les règles. Et ça, ça m'embête beaucoup.
La règle est la suivante : c'est a partir d'une tablée de six personnes que la maison ajoute elle-même le pourboire du serveur (ce pourboire sera alors appelé "gratuity" et sera de 18 % - le plus souvent - voire 20 % dans un grand restaurant) ; cette règle est en général indiquee sur le menu, d'ailleurs.
Vous comprenez donc, j'espère, ma surprise et mon indignation :
ça voudrait dire que parce que l'on a un accent,
on est traité d'office en touriste qui ne connaît pas les règles ?
Combien de millions de personnes vivent aux États-Unis, vont au restaurant et ont un accent étranger ? Hein ??
Je comprends la peur du serveur, bien sur : courir le risque que sa tablée de touristes abrutis oublie de lui donner son pourboire.
Mais la peur est une chose ; le manque de tact vis-a-vis de clients en est une autre.
D'autant plus que nous n'etions pas dans un boui-boui.
Je suis allée jusqu'à envoyer une (gentille) lettre a "Amada".
Pas de réponse.
Je me suis donc ensuite sournoisement renseignée par e-mail : j'ai rapidement eu confirmation qu'"Amada" applique bien une "gratuity" de 20 % a partir d'une tablée de six persopnes - et non quatre...
"Amada", c'est par ici. Bien sur, je ne boycotte pas ce très bon restaurant (quoique...) mais vous êtes au moins prévenus : verifiez bien votre addition car le pourboire aura peut-être déjà été inclus par cet imbecile de serveur...
(Pour ceux qui sont un peu perdus question pourboire, vous pouvez lire ce petit article.)

Neige et patinoire

Ce week-end, nous avons eu un peu de neige dans le centre-ville ; a l'heure ou je vous écris, tout est parti depuis longtemps, malheureusement.
Voici cependant 2-3 photos prises vendredi matin dernier, depuis l'une des fenêtres de mon appartement :



Après la neige de vendredi, il a fait tres beau, dimanche, et j'ai donc pris le temps d'aller rejoindre Maeva (et quelques autres jeunes filles au pair) a la patinoire : j'ai attrapé le bus 42 qui passe juste en bas de chez moi, j'ai mis un "token" ("jeton") dans la machine qui se trouve près du chauffeur et, a peine 15 minutes plus tard, j'étais a la patinoire de "Penn's Landing".
"Penn's Landing" est une sorte de petite promenade aménagée au bord du fleuve Delaware qui doit son nom au fait que c'est a cet endroit que William Penn aurait débarqué a son arrivée en Amérique, en 1682 - ceci étant en fait une legende puisque William Penn a débarqué a un autre endroit de la région !
De nos jours, "Penn's Landing" est surtout connu comme étant un endroit d'où l'on a une assez jolie vue sur le fleuve Delaware et ou ont lieu, en été, de nombreux concerts et festivals.
Mais pour le moment, en hiver, c'est la patinoire qui est la vedette de "Penn's Landing" ; l'idéal, évidemment, est d'aller patiner le soir du feu d'artifice du nouvel an : on en a alors vraiment plein les yeux car on est aux premières loges.

Je suis donc allée faire quelques tours de piste ; j'avoue que c'était tres sympathique, surtout qu'il faisait un soleil éclatant.
Ça m'a revigorée.


Comme c'était un dimanche après-midi, l'ambiance était bien sur très famille ; les personnes du "staff" veillent de toutes façons au grain (et puis, on est aux États-Unis : on est donc docile et obéissant).

Coté musique, il y avait un peu de tout donc c'était d'autant plus sympathique.

Sur place, il y a évidemment tout ce qu'il faut pour passer un bon moment : petit snack bar, stand de location de patins, toilettes, quelques jeux pour les enfants qui en ont marre de patiner, des tables, des chaises, quelques bancs pour les grands-parents... et une vue magnifique sur le pont Benjamin Franklin, le Delaware et le bateau "Spirit of Philadelphia".
Les renseignements pour aller patiner a "Penn's Landing", c'est par ici.

Un très bon moment entre filles

Mercredi soir dernier, Monsieur mon amour était de sortie pour un dîner d'affaires chez "Smith & Wollensky", une chaîne de restaurants (nationale et chic) ou l'on mange notamment de la tres tres bonne viande.
De mon coté, il se trouve que j'avais également quelque chose de prévu : j'avais rendez-vous avec Marilyn et Camille dans la vieille ville, dans ce fameux restaurant qui me donne toujours très envie...

Malgré la "Restaurant Week", j'avais réussi a obtenir une table en m'y prenant seulement quelques jours avant.

Le "Positano Coast" a tenu toutes ses promesses : beau décor de style méditerranéen, bleu et blanc ; bonne nourriture (portions a la française ; ça surprend un peu quand on est habitué aux portions américaines géantes...) ; bon service.
Camille, Marilyn et moi avons passé un tres agréable moment. On a beaucoup rigolé.
Comme des bécasses, il faut bien l'avouer.

Tres etrangement, je n'avais pas envie de dessert, ce soir-la : j'ai donc opté pour trois petits crabcakes au pesto

et un plat de trois grosses crevettes avec une très bonne sauce ; sauce que j'ai bien sur finie - comme ça ne se fait pas - a l'aide du delicieux pain (style baguette) qui nous avait été servi en début de repas.
Sitôt les appétissantes crêpes de Marilyn et Camille englouties,

nous avons filé - a deux pas de la - au cinema Ritz, afin d'y voir le dernier film de Woody Allen : "Cassandra's dream" ("Le rêve de Cassandre").
Nous avons toutes les trois beaucoup aimé ce film qui - comme "Match Point" que j'adore - aborde notamment les thèmes de la chance, du destin, de la culpabilité ; pourquoi certains d'entre nous s'arrangent-ils toujours très bien avec leur conscience alors que d'autres en restent toujours les esclaves...
Pour ma part, j'ai aussi beaucoup aimé le duo d'acteurs ; j'ai également aimé le rythme et la musique de ce film qui, comme l'a dit Camille, rappellent tout a fait ce que faisait Hitchcock.
Je trouve ça "rafraîchissant", de nos jours...
Les cinémas Ritz, c'est par ici.
Le site du restaurant "Positano Coast", c'est par la. Mes copines et moi avons été enchantées. Nous vous conseillons d'y aller le soir, en été, afin de vraiment vous croire au bord de la mer : des photos géantes et lumineuses recouvrent les murs de ce grand restaurant et donnent l'illusion d'être vraiment sur la cote italienne...

Avant ou après le repas, on peut prendre un verre au bar ou se prélasser dans le Sopra Lounge, comme sur une terrasse...

Photo "lambertis.com"
Feu d'artifice et parade du nouvel an

Nouvel an a Philadelphie
Photo R. Kennedy
Comme chaque année, le plus grand feu d'artifice du nouvel an des États-Unis aura lieu au-dessus du fleuve Delaware, depuis le pont Benjamin Franklin.
Ce feu d'artifice de toute beauté est bien sur visible depuis les deux rives du Delaware (coté Pennsylvanie et coté New Jersey).
Tous les détails par ici. Ce feu d'artifice est gratuit et commencera a minuit. L'idéal est de le voir depuis la vieille ville ("Old City").

Nouvel an a Philadelphie
Photo G. Widman
Autre tradition du nouvel an a Philadelphie : la fameuse parade des Mummers.
Personnellement, ce mot de Mummers (prononcé "meumeurze") me fait toujours un peu peur ; peut-être parce que je ne sais pas trop ce que c'est et que ça fait en général beaucoup de bruit...

Photo "uwishunu.com"
Après un petit tour sur Wikipédia, je peux vous dire que cette parade célébrant la nouvelle année trouve ses origines en Europe et qu'elle date (en ce qui concerne Philadelphie) du XVIIème siècle ; a l'époque, cette parade était bien sur beaucoup moins élaborée que celle d'aujourd'hui.
Et si elle était au départ de forte influence irlandaise, cette parade mêle de nos jours toutes les minorités, réparties dans les 44 clubs de Mummers de Philadelphie.
Le mot "mummer" signifie en fait "mime" et viendrait d'un mot de vieux français ("momeur").
Pendant toute l'annee (mon Dieu...), environ 10 000 Mummers préparent leurs costumes, leurs chorégraphies, leurs numéros musicaux et leurs chars pour défiler dans les rues de Philadelphie le 1er janvier puis participer a un grand concours entre tous les différents clubs de Mummers.

Photo "classicalvalues.com"
Plus de détails concernant la parade 2008 par ici.
La parade commencera a 8h50 du matin le 1er janvier 2008 - a l'angle d'Oregon Avenue et Broad Street - puis remontera tout Broad Street pour finir a la mairie. Le défilé est bien sur gratuit et dure pratiquement toute la journée (il y a tellement de Mummers en compétition). Je vous préviens : c'est la grosse kermesse et il y a beaucoup de monde.

Je le répète : ces Mummers me font un peu peur...
Photo T. Way
Cours de pâtisserie chez "Foster's"

MISE A JOUR DU 15 DECEMBRE 2009 : "Foster's" est maintenant situé sur la 3ème Rue, entre Market et Arch.
En plus de mon cours de recettes végétaliennes, je m'étais inscrite il y a quelques mois a un cours de techniques pour la bûche de Noël.
Qui elle, pour le coup, n'est pas végétalienne du tout.
Ce cours a eu lieu il y a deux semaines, dans la très jolie cuisine de la nouvelle boutique de décoration "Foster's" (dans la vieille ville ; je vous en parlais par ici, d'ailleurs).

Nous n'étions que trois et, du coup, nous avons pu nous lever, nous accouder au plan de travail et regarder de plus près les techniques employées.

Pastilles (ou pistoles) de chocolat pour un dosage facile
Joy Andress (notre professeur) a notamment travaillé chez "Susanna Foo" et elle développe maintenant des produits pour "Michel's Bakery", une entreprise de Philadelphie centenaire qui fabrique des desserts pour les supermarchés, les collectivités...

Délicieuse mousse au chocolat
(pour mettre a l'intérieur de la bûche)

Superbe meringue française pour faire de jolis champignons




J'ai eu droit a deux parts de mousse au chocolat pendant le cours + une grosse part de bûche, un reste de crème au beurre au chocolat et encore un peu de mousse pour ramener chez moi.

On étale la génoise (la roulade) sur une plaque de cuisson

Une fois la roulade cuite et bien refroidie, on la recouvre avec la mousse au chocolat

Chocolat noir...

...que l'on incorpore a la crème au beurre
Je vous épargnerai la recette complète de la bûche de Noël (voir a la fin de cet article) et me contenterai de vous dire que la technique est la même qu'en France mais que la décoration varie.



Avec un peigne a décor (ou une fourchette), on réalise un décor façon "bois"
Aux États-Unis, on ne mange pas de bûche a la fin du repas de Noël. Ici, la bûche est un dessert plutôt rare et que l'on ne peut trouver, je crois, que dans un restaurant gastronomique et d'influence française ou italienne.
Quant a la décoration elle-même, il est en général convenu, ici, de faire ressembler ce gâteau le plus possible a une bûche : on n'y ajoute donc pas tout plein de gugusses comme on le fait en France.

Les deux extrémités de la bûche sont coupées et servent de branches
(a gauche et a droite de la bûche centrale).
On recouvre la bûche de copeaux de chocolat
Et voila l'travail !

J'avoue quand même avoir une petite préférence, bien sur, pour notre bûche traditionnelle et ses nains qui coupent du bois.

Vu d'ici, c'est quand même tres joli
J'avoue aussi avoir un peu impressionné la petite Joy en lui disant que je savais faire des macarons...
Pour des recettes de bûche de Noël, c'est par ici.
Pour lire le récit d'un autre atelier bûche (plus traditionnelle), c'était il y a deux ans, chez ma copine Estelle.
Pour connaître l'origine de la bûche de Noël, c'est par là-bas.
Le magasin de décoration "Foster's", c'est par la. Belle boutique a tendance "moderne" ; pas immense mais un bon choix d'objets pour la cuisine, la salle de bains, le salon... et des idées de cadeaux.


Epices


Ce cours de cuisine (et d'autres), c'est par ici.

Mon tout premier "First Friday"

Le vendredi 7 septembre dernier - et après notre sympathique petite dînette chez "Fork:etc" - Emilie, Marie-Laure et moi sommes allées faire un tour dans le quartier pour profiter du "First Friday" ("Premier Vendredi").
Depuis 1991, le "First Friday" prend place le premier vendredi de chaque mois : toute l'année, de 17h a 21h, qu'il fasse beau ou qu'il tempête, toutes les galeries et boutiques situées sur la 2ème et la 3ème Rue (au-dessus de Market Street) sont ouvertes au public.
Il est donc possible d'aller de galerie en galerie, de boutique en boutique, tout en profitant des petites collations et autres bonnes bouteilles mises a disposition.
C'était - étrangement - mon premier "First Friday" et, bien que nous ayons démarré la tournée des galeries trop tard (vers 20h15 alors qu'elles ferment a 21h), j'ai eu - ainsi qu'Emilie - un excellent avant-goût qui m'a donné envie de revivre cette expérience dans sa totalité.
Cette partie de la ville, pendant le "First Friday", prend donc un air de fête et de liberté incroyable : tous les "looks" se melangent, des musiciens s'expriment a tous les coins de rue, les gens s'attardent en terrasse des restaurants...

J'imagine que c'était d'autant plus la folie, ce vendredi-la, que nous étions encore en été : il y avait comme un petit air de vacances qui flottait dans cette partie de la vieille ville...
J'ai notamment bien aimé : les sympathiques "mannequins vivants" dans la vitrine d'une boutique de vêtements,


l'installation "oreillers" dans une galerie (ou comment faire partie d'un tableau vivant pendant quelques minutes)

et, surtout, les démonstrations de flamenco au premier étage de la boutique "Indigo" :



De face, le guitariste de "Dos Lunas Flamenco"
Dans la boutique "Indigo", nous avons d'ailleurs retrouvé quelques Français.
Le cadre de cette boutique se prête particulièrement au flamenco et, vraiment mes amis, pendant une heure, je n'étais plus du tout a Philadelphie mais quelque part en Amérique du Sud...


Pour un autre point de vue (masculin) sur ce même "First Friday", c'est par ici.
Pour en savoir plus sur les "First Fridays", c'est par ici.
La boutique "Indigo", c'est par la (mise a jour du 3 juin 2008 : "Indigo" a déménagé).
"Fork:etc"

Le soir du vendredi 7 septembre dernier, j'avais rendez-vous dans la vieille ville avec Emilie et Marie-Laure.
Nous devions nous retrouver devant le restaurant "Fork" :

J'ai dîné chez "Fork" avec mon amour il y a longtemps et j'en ai un très bon souvenir. C'est d'ailleurs un restaurant très réputé.
Le cadre est plutôt intime (lumières tamisées). Marie-Laure est, elle aussi, une grande "fan" de ce restaurant tenu par Ellen Yin qui vient non seulement de publier un livre sur l'histoire et les coulisses de son restaurant (le financement, le personnel... + des recettes, bien sur) mais qui, en plus, parle très bien français.
Ce soir-la, nous ne sommes pourtant pas allées manger chez "Fork" mais chez "Fork:etc", juste a coté :

"Fork:etc" est une petite boutique/restaurant tout a fait charmante, très "dînette de luxe pour filles" : il y a des desserts très appétissants, du chocolat noir de qualité, quelques produits - alimentaires ou non - a offrir ou a s'offrir... Ma copine Camille y achète d'ailleurs sa baguette de pain (très bonne).
Quelques journaux et quelques livres dispersés par-ci par-là ajoutent a l'impression de "chez soi".
Un vrai coup de coeur.
Il y a également des sandwiches (compter 8 $), des salades (compter 7 $) et la possibilité de prendre son petit-déjeuner ou un thé accompagné d'un délicieux petit gateau.
Ce que j'ai aussi beaucoup aimé, c'est la table centrale que l'on partage avec des inconnus ; pour les plus timides, il y a aussi un petit comptoir avec chaises hautes et également trois tables séparées, près de la fenêtre.
Le restaurant "Fork", c'est par ici.
"Fork:etc", c'est par la.
Pour acheter le livre d'Ellen Yin, c'est par là-bas.

Photo "amazon.com"
Un "spa" bien agréable

Hall de l'hôtel "Omni"
Etant au courant de la venue de ma mère a Philadelphie depuis trois mois environ, j'avais eu le temps de bien préparer son séjour.
J'étais donc allée, telle la "saltimbanque du tourisme" que je suis, de "spa" d'hôtel en "spa" d'hôtel, a la recherche d'une piscine sympathique.
Car ma mère aime bien patauger.
Notez tout d'abord que la plupart des piscines d'hôtel, ici, sont petites, voire minuscules : plutôt faites pour l'aquagym que pour le 100 mètres papillon.
Le résultat de mes recherches ?
Beaucoup d'hôtels ne donnent accès a leur "spa" - et a leur piscine - qu'a leurs clients.
D'autres (prenons le "Four Seasons", par exemple) sont ouverts au public mais l'accès a la piscine sous-entend l'achat d'un soin (visage ou corps) : le soin le moins cher du "Four Seasons", c'est un gommage du corps de 25 minutes a 80 $ (58 euros). Même si on peut profiter de la piscine toute la journée après avoir payé ce soin, ça reste cher.
Le "spa" "Adolf Biecker" du "Rittenhouse Hotel", lui, a des soins qui commencent a 55 $ (40 euros) et, en plus, est l'un des rares dont la piscine ne soit pas en sous-sol : elle est "illuminée" par le ciel grâce a sa verrière et il y a même un espace terrasse en extérieur ; c'est bien agréable.
Bref.
Au milieu de cette jungle, j'ai donc quand même réussi a dénicher quelque chose de très intéressant financièrement parlant : ça se passe a l'hôtel "Omni", vers le quartier historique (la vieille ville).
Le "spa" "Lux" propose, en plus de soins classiques, un système de "passes" : le passe a la journée coûte seulement 20 $ et donne accès (pour les hommes comme pour les femmes) a la salle de sport, a la piscine, au sauna et au jacuzzi ; vous avez aussi accès aux beaux vestiaires avec douches ; serviettes, savon, lotion pour le corps, sèche-cheveux et casiers avec clef sont compris dans le passe.


Après notre "afternoon tea", ma mère et moi sommes donc allées a l'hôtel "Omni" en bus.
Nous avons passé un très agréable moment : nous étions les seules !

Ma mère barbote
Les fauteuils étaient très confortables. De l'eau fraîche était a notre disposition et il y avait de la musique très douce en fond sonore.
Très franchement, nous avons eu beaucoup de mal a quitter cette bulle de relaxation pour repartir vers la maison...
Le spa "Lux" de l'hôtel "Omni", c'est par la. Vous l'avez compris : excellent rapport qualité/prix. Ambiance très relaxante. Si vous voulez profiter d'un "spa" a Philadelphie pour pas cher, c'est dans celui-ci qu'il faut aller (formules a la journée, a la semaine, au mois et egalement forfait special pour accéder a la piscine seulement : 49 $ par mois.) (INFORMATION A VERIFIER AU 19 OCTOBRE 2011)
Le spa "Adolf Biecker" du "Rittenhouse Hotel", c'est par la. Je vous le conseille pour sa petite (5m x 11m) mais très agréable piscine avec "verrière" et terrasse. Dans l'idéal, offrez-vous un soin (le moins cher : 55 $), histoire de profiter également de la piscine et de ses chaises longues et allez ensuite prendre le fameux "afternoon tea", quelques étages plus bas.
Le spa de l'hôtel "Four Seasons", c'est par ici. Même s'il est très bien (a ce qu'il parait), ce n'est pas celui que je vous conseillerais car très cher.
Glaces
Dimanche, j'ai découvert un glacier situé dans la vieille ville (Old City) : The Franklin Fountain, ouvert tous les jours jusqu'à minuit.

La boutique est assez jolie de l'extérieur et, a l'intérieur, c'est encore mieux car c'est vraiment l'Amérique façon image d'Epinal.

Ouverte en 2004 seulement, The Franklin Fountain s'appelle ainsi en hommage a ce sacré Benjamin Franklin qui aurait (entre mille autres choses) fait découvrir la crème glacée aux habitants de Philadelphie en 1787.
Je suis allée sur le site de ce "saloon de la glace" ou les deux jeunes propriétaires (deux frères) s'amusent un peu a brouiller les pistes : leur entreprise étant très jeune (2004), ils mélangent leur amour de la glace a leur amour des antiquités et finalement, dans toute cette histoire, on n'arrive plus a distinguer ce qui est ancien de ce qui est récent. D'ailleurs, il paraîtrait aussi qu'ils auraient très envie d'ouvrir un petit musée de la crème glacée.
Toujours est-il que ces glaces sont a essayer absolument : la boutique est petite mais il y a pas mal de tables en terrasse ou l'on peut déguster, par exemple, authentiques banana splits et autres ice cream sodas a l'ancienne. Attention : paiement en liquide seulement.

Mon amour a pris un "Mt. Vesuvius" a 8 dollars. Ce n'est pas donné mais je crois qu'il n'y a de toutes façons qu'une taille ("enormous").
Comme il a pris a emporter, mon amour a eu droit a un joli "panier chinois" pour sa coupe glacée.

NB : Les deux freres proprietaires de cette boutique viennent de racheter, renover et rouvrir une tres ancienne et magnifique boutique de bonbons, a deux pas sur le meme trottoir ("Shane Confectionary"). A visiter absolument.
Sur le "Moshulu"

Arrivés au bord du Delaware, Jean-Louis et moi sommes tombés sur le "Moshulu", un bateau qui reste a quai et qui est en fait un bar/restaurant un peu "chic", plutôt bien réputé. Ma copine Camille m'a d'ailleurs dit que le brunch y est merveilleux et bien copieux.

Il faisait tellement beau que Jean-Louis et moi avons décidé de ne pas nous en faire et d'aller "faire la vie" sur le ponton du "Moshulu".
J'ai l'impression que Jean-Louis est comme moi :
il sait repérer les bons moments
que la vie veut bien nous offrir.
Nous nous sommes donc installés sur le ponton du "Moshulu", sur de confortables fauteuils en osier.

J'ai pris un "Daïquiri" sans alcool.
Du ponton, forcément, on regardait les gens de haut et on se prenait un peu pour des pachas.
De la, nous avions également une très belle vue sur le "Ben Franklin Bridge" (pont), construit dans les années 1920.

De l'autre coté du pont, c'est le New Jersey et, plus précisément, la ville de Camden.
J'ai voulu faire peur a Jean-Louis et je lui ai donc fièrement annoncé que Camden avait été élue, en 2004 puis 2005, "ville la plus dangereuse des États-Unis" (source : "Morgan Quitno", la référence des classements de villes américaines).
Après ce petit "apéro" improvisé, Jean-Louis et moi avons regagné le centre de Philadelphie en marchant tout le long de Chesnut Street, d'est en ouest.
J'ai laissé Jean-Louis au niveau de la 13ème Rue (ou se trouvait son hôtel) et je suis rentrée chez moi (au niveau du point rouge sur la carte).




