samedi 25 septembre 2010

Auto-promotion (je vous préviens)

Ben moi, quand on m'appelle "Juste sublime", je réponds !

Et c'est par ici.

   

   

   

   

Posté par tsarane à 19:44 - - Commentaires [22] - Rétroliens [0]


vendredi 23 janvier 2009

Moi, lectrice : autoportrait

Un "tag" que j'ai trouvé chez deux "copines de blog" (elle et elle) et qui m'a tout de suite plu.

   

1. Plutôt corne ou marque-page ?

Plutôt marque-page, si possible un peu "glamour" (donc pas un morceau de journal ou je ne sais quoi). Mais il peut m'arriver de corner si c'est un livre de poche qui m'appartient, par exemple. Disons que j'essaie de ne pas être trop "parano/maniaque" avec mes livres...

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Merci Sandrine J. pour la jolie carte !

 

 

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Pas beaucoup. Enfin, des livres d'art et des "beaux livres", bien sur, mais je crois n'avoir jamais reçu un roman, par exemple. Ce n'est pas un cadeau évident, c'est sur, mais ça ne me dérangerait pas que quelqu'un se lance et m'offre un livre qu'il a adoré. Je trouve que c'est un beau geste, d'offrir une lecture aimée.

 

3. Lis-tu dans ton bain ?

NON !!! L'eau qui devient froide, les pages qui se mouillent, essayer de tenir ses bras hors de l'eau... non merci !

 

4. As-tu déjà pensé a écrire un livre ?

Oh que oui !! C'est une envie qui revient régulièrement. Mais je finis toujours par m'apercevoir alors que c'est un métier et un talent ! J'ai souvent (eu) envie d'écrire sur ma vie, mes souvenirs - soit fidèlement, soit en romançant plus ou moins.

 

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Je crois que je n'en ai jamais lu... J'aimerais beaucoup être a ce point passionnée par une série, pourtant. Ça doit être bien agréable.

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6. As-tu un livre culte ?

"L'assommoir" d'Emile Zola. Si je ne devais posséder et relire qu'un seul livre pour le restant de mes jours, ce serait celui-ci ; c'est tellement bien écrit - tout est parfait.

J'aime l'époque (Second Empire - même si je n'y connais rien !), le lieu (Paris) et les sujets abordés, surtout : l'envie de sortir de son trou et de sa misère ; le fait que la vie peut complètement basculer, que les illusions finissent souvent par se perdre. Je me dis que Gervaise, ça pourrait être moi.

Je m'estime bien plus forte, mieux entourée et mieux lotie, c'est sur, mais je me dis toujours que ce n'est jamais loin non plus : comme juste sous la surface et qu'il faut faire attention, toujours ; c'est si facile d'être "faible" et de baisser les bras. Ça me fascine beaucoup de constater que la "déchéance" peut être toute proche et qu'il est très facile de se laisser aller et de laisser sa vie prendre l'eau.

 

7. Aimes-tu relire ?

Oui, bien sur. C'est comme revoir un bon film. Mais ça reste rare.

 

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs des livres qu'on a aimés ?

Pour Zola, j'aimerais bien, oui ! :-P

Sinon, ça m'importe peu, en fait.

 

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui. Même si je trouve que c'est en général plutôt difficile de retranscrire mes sentiments. Mais j'aime écouter les avis des autres, aussi - me laisser convaincre.

 

10. Comment choisis-tu tes livres ?

Je prends des notes quand je lis des critiques enthousiastes sur des blogs (par ici ou par là) et j'aime aussi acheter parmi les meilleures ventes "poche" de la "Fnac" : je me réfère aux notes et avis des internautes et c'est plutôt un bon baromètre, je trouve.

 

11. Une lecture inavouable ?

Je dirais peut-être ce livre sur les tueurs en série - un sujet qui m'a toujours fascinée, je dois bien l'avouer (je suis TRÈS peu impressionnable ; avoir vraiment le coeur et le mental bien accrochés pour lire ce livre car il y a quelques descriptions...).

En parlant de tueur (désolée !), je conseille "L'adversaire" d'Emmanuel Carrère qui n'est PAS un roman : voila une histoire absolument INCROYABLE et un récit/reportage totalement fascinant. Rien de graphique dans ce livre, je vous rassure. Un film en a été tiré.

 

12. Des endroits préférés pour lire ?

Mon lit, avant de dormir. Dans l'idéal, j'aimerais avoir ma propre bibliothèque avec cheminée et tout le confort nécessaire, évidemment...

 

13. Un livre idéal pour toi serait ?

J'aime bien les livres qui racontent des parcours, des existences - sur toute une vie ; j'aime les romans longs, ou l'on a le temps de bien s'habituer aux personnages.

J'aime bien aussi être "choquée et secouée" par une lecture : j'aime beaucoup les choses "différentes" et qui sortent vraiment de l'ordinaire (mais surtout pas la science-fiction ni la "fantasy" !).

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14. Lire par-dessus l'épaule ?

Des fois, c'est tentant - mais j'essaie de ne pas le faire.

 

15. Jeu vidéo, télé ou livre ?

Télé puis livre. Jamais de jeu vidéo.

 

16. Lire et manger ?

Bizarrement, ce n'est pas trop mon truc. Je préfère lire et boire quelque chose.

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17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Il me faut du silence. Un peu de bruit indistinct, ça va, mais je n'arrive pas a lire si on parle, s'il y a une chanson, de la musique ou la télévision.

 

18. Un livre électronique ?

A priori, ce n'est pas mon truc. A fortiori parce que j'aime aussi l'objet qu'est le livre.

 

19. Achats de livres ou emprunts a la bibliothèque ?

La sagesse voudrait que ce soit "emprunts"... Mais j'ADOOORE acheter des livres et les garder.

 

20. Dernier livre acheté ?

Je viens bizarrement d'acheter "Confessions of a shopaholic" : ce n'est pas du tout mon style de lecture (dans le même genre, je n'ai que "The devil wears Prada" que j'avais beaucoup apprécié) mais j'avais une GROSSE ENVIE de légèreté, de facilité et de futilité.

J'ai bientôt fini et... j'aime BEAUCOUP !! J'avoue que je serais capable de le lire d'une traite... C'est vraiment drôle et divertissant et je dois dire que, même sans avoir jamais été aussi "accro au shopping" que l'héroïne, je me suis beaucoup retrouvée dans son mode de fonctionnement... Je ne pense pas lire les autres livres de cette série car les sujets (mariage, bébé...) m'intéressent beaucoup moins mais je conseille vraiment celui-ci aux filles qui connaissent - ou ont connu - la fièvre acheteuse et ses dégâts...

(Le film va bientôt sortir et c'est aussi pour ça que je voulais lire le livre avant.)

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vendredi 29 février 2008

Nouveau "tag"

"6 choses (importantes ou pas) me concernant"

   

Je n'ai jamais été célibataire : j'ai rencontré mon premier amour a 15 ans 1/2 et, depuis, j'ai toujours été avec quelqu'un (des centaines d'hommes, de 7 a 77 ans environ).

 

J'ai remarqué qu'il y a en général un grand décalage entre l'image que les gens ont de moi, de mon éducation, de ma famille ou de mon milieu et la réalité...

 

J'ai arrêté de me ronger les ongles il y a très longtemps, d'un seul coup ; le jour ou je me suis rendue compte que ce n'était vraiment pas joli.

 

 

Une année (il y a tres longtemps), j'aurais du être la gagnante francaise de ce concours ; mais j'étais alors mineure et ma mère (appelee a cette époque "La Vilaine") n'a jamais voulu signer le contrat de participation...

 

Je suis une vraie paresseuse, doublée d'une grosse feignasse : je peux passer des journées entières dans le canapé a rêvasser, a regarder les mouches voler ou a contempler la télévision comme un zombie.

 

Je n'ai jamais bu d'alcool. Et quand je dis alcool, j'inclus bien sur vin, bière, cidre et autres substances du même acabit. Avec le temps, ce simple fait s'est peu a peu transformé en une sorte de marque de fabrique (comme Cindy et son grain de beauté) (ou Charly Oleg et son piano) : je suis tout simplement

"la fille qui n'a jamais bu d'alcool".

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jeudi 10 janvier 2008

Mes origines

C'est une question qui revient régulièrement et je profite du fait que certains d'entre vous viennent de voir le fameux reportage sur la Mongolie (avec Bruno Solo) pour vous en parler un peu.

Parce que voila : par mon père, je viens de Kalmoukie. Et donc de Mongolie.

Mon amour est aussi d'origine kalmouke (a 100 %, lui).

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Julia Roberts en Mongolie

 

Je vais essayer de vous expliquer un peu...

Au XVIIème siècle, l'empereur de Chine Kangxi décide de débarrasser le nord de la Chine de ses Mongols.

Les Mongols se sont donc retrouvés dans les pays d'Asie Centrale, notamment éparpillés au Turkménistan, Kyrgyzstan, Tajikistan... ; il n'y a qu'a voir leurs têtes, encore aujourd'hui : certains sont visiblement très asiatiques et parfois même encore très proches des traditions mongoles :

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Sous la yourte, au Kyrgyzstan

Photo "Surledep"

   

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Jeunes filles du Turkménistan

Photo "stantours.com"

 

Certains de ces "Mongols éparpillés" se sont finalement installés près de la Volga, dans un territoire qu'ils ont fait leur : la Kalmoukie. Les Kalmouks sont "ceux qui sont restés" ; ceux qui ne sont pas retournés vers la Mongolie au XVIIIème siècle.

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Au nord, en rose clair, la Kalmoukie

Carte "pedagogie.ac-toulouse.fr"

 

A partir de la révolution de 1917, beaucoup de Kalmouks engagés dans l'armée des "Russes Blancs" tsaristes, opposés a l'Armée Rouge communiste, ont du fuir la Kalmoukie.

Certains - comme mes arrière grands-parents - ont fui jusqu'en Bulgarie :mes grands-parents sont donc nés en Bulgarie puis sont arrivés - il y a environ 70 ans - en France, ou mon père et ses frères sont nés.

D'autres, comme les arrière grands-parents de mon amour, sont allés jusqu'en Allemagne : belle-maman est donc née en Allemagne avant d'immigrer (petite fille, dans les années 50) vers les États-Unis, avec ses parents et sa petite soeur Kotina. 

Vous savez a peu près tout.

 

Les Kalmouks sont donc d'origine mongole ; en Kalmoukie, ils parlent bien sur russe et kalmouk - même si cette dernière langue, j'imagine, a tendance aujourd'hui a disparaître un peu. Le kalmouk est bien sur très proche du mongol : c'est très guttural.

Moi, je n'ai pas appris le kalmouk ; je ne connais qu'environ dix mots ; je suis incapable de faire une phrase. Mon amour, lui, peut parler un peu car sa grand-mère (sa "Edge") et sa mère lui ont appris.

   

Les Kalmouks sont en général bouddhistes tibétains (un peu différent du bouddhisme chinois).

Moi, j'allais donc au temple, étant petite : j'y mangeais un excellent riz au lait aux raisins secs... Mais je ne pratique rien du tout.

Je suis plutôt contente d'être bouddhiste parce que c'est original et surtout très "paisible et pacifiste" (et puis, le Dalai Lama a quand même la classe internationale) mais ne comptez malheureusement pas sur moi pour vous apprendre quoi que ce soit sur cette philosophie.

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Bien qu'asiatique, la cuisine des Kalmouks n'a rien a voir avec la cuisine chinoise. Ou japonaise.

Les Kalmouks ont gardé quelques spécialités culinaires mongoles : dans ma famille et celle de mon amour, on fait par exemple des "bortseuks" - sortes de beignets - pour la nouvelle année ; ou encore du thé kalmouk qui est comme le thé des steppes de Mongolie : un mélange de thé noir, de lait, de beurre et de sel (je ne suis pas fan, j'avoue). Mais leur cuisine est bien sur fortement "russifiée", en raison de leur situation géographique : les Kalmouks font du borsch et des pirojhki, par exemple.

 

Tsarane est mon deuxième prénom ; c'était aussi le prénom de mon arrière grand-mère paternelle. Tsarane (écrit parfois Sagan ou Tsagaan) signifie "blanche" et est aussi le nom (en Kalmoukie et en Mongolie) de la nouvelle année lunaire ; le moment ou tout va commencer a renaître après le dur hiver de la steppe mongole.

Dans la famille de mon amour, Tsarane est assez respecté car les gens vivent proches les uns des autres ; il est donc facile d'aller saluer les anciens pour la nouvelle année. Et si on vient avec de la nourriture, de la vodka et un peu de beurre pour les grands-parents (vieille coutume), c'est encore mieux !

 

 

 

La présentation du reportage avec Bruno Solo, c'est par ici.

Un blog en Mongolie.

Pour en savoir plus sur la Kalmoukie, c'est par là.

Pour en apprendre plus sur l'empire mongol, son histoire extraordinaire et son influence sur l'Asie et l'Europe, c'est par ici ou par la.

Julia Roberts en Mongolie, c'est par là-bas.

Aux États-Unis, il est très courant d'entendre l'expression "mogul" : ce mot est dérivé de "Mongol", bien sur, et fait référence a l'empire Moghol ; il désigne quelqu'un qui réussit extraordinairement dans les affaires : ici par exemple, les soeurs Olsen sont souvent appelées "mini Moguls".

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Genghis Khan

Photo "tram6.eu"

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vendredi 16 novembre 2007

"Si j'étais..."

Si j'étais...

Un fruit : la noix de coco
Un légume : du chocolat ?
Un plat : un plat asiatique, genre curry rouge thailandais
Un dessert : un gateau au chocolat
Une boisson : du the

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Fondant au chocolat

 

Un accessoire : un sac
Une paire de chaussure : des "
Converse"
Un créateur :
Karl, evidemment
Un mannequin : Christy Turlington(on peut toujours rever !)
Une égérie : Vanessa Paradis ; tout m'inspire en elle
Un vêtement : un pull noir en V trop grand
Une matière : le coton
Une couleur : le noir

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Christy Turlington

 

Du maquillage : du "blush" pour avoir bonne mine
Un parfum : "
Eau de Charlotte" d'Annick Goutal, poudre et bourgeois...
Un soin : un baume pour les lèvres - obligatoire
Une marque : "H&M" ; je serais quasiment nue sans eux !

Une innovation : la photographie

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Parfum "Eau de Charlotte"

 

Une "Desperate Housewife" : un melange de Gabrielle et Bree
Une "Sex and the City" : un melange de Carrie et de Miranda
Un film : "L'Effrontée" parce que c'est tout moi
Une série : "Papa Poule" ? L'un de mes premiers souvenirs télévisuels.
La vie tumultueuse dans la grande maison me faisait BEAUCOUP rêver...
Un livre : "L'Assommoir" (pour la perte des illusions ?)
("Il semblait que quelque chose avait cassé, le grand ressort de la famille,
la mécanique qui, chez les gens heureux, fait battre les coeurs ensemble")
Un auteur : Zola, bien sur

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Zola a sa table de travail

 

 

Une actrice : Carole Bouquet - Belle et gourmande : tout moi !
Une chanteuse : Madonna (dans mes rêves) ; pour de vrai : Vanessa Paradis
car j'ai une aussi grosse voix qu'elle
Un style de musique : celle du "
Studio 54"
Une chanson : "La Bohème" par Monsieur Aznavour
("Fallait-il que l'on s'aime et qu'on aime la vie
")
Un proverbe ou un dicton : "Dans la vie, il y a toujours un moment ou il faut dire "stop""
(c'est de moi et c'est valable pour beaucoup de choses...)

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Madonna
New York - Début des années 80

 

   

Un pays : la France
Une ville :  Paris, forcement
Une île : très bizarrement, une île bretonne
Une saison : l'été, la chaleur
Un paysage : la campagne française.
Rien n'est plus beau ni plus apaisant.

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Pissarro
"La brouette, verger" - 1881

 

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vendredi 9 novembre 2007

Un peu (beaucoup) d'amour

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"Je ne laisserai pas l'amour au hasard
Ni qu'il soit trop tard
Si la patience s'apprend
J'apprendrai ce qu'est d'attendre
"

         

C'était en septembre 2001.

J'étais venue a Philadelphie en vacances pendant dix jours, pour faire notamment un petit tour dans de la famille éloignée.

C'était mon premier voyage a Philadelphie.

Rapidement, j'ai rencontré Éric, un peu au hasard de soirées et de fêtes organisées entre Kalmouks, et nous avons finalement passé la plupart de mon séjour ensemble, a aller chez les uns et chez les autres ou a sortir le soir dans les bars de la vieille ville.

A peu près du même âge, avec un peu le meme caractere, la meme education... on s'est rapidement bien entendu.

      

Une fois dans l'avion du retour et une fois retournée a ma petite vie parisienne, je n'ai pas réussi a l'oublier. Et lui non plus.

Nous avons donc commencé a nous écrire des "e-mails" tous les jours et - je le sais car je les ai tous gardés - je peux vous dire que ce fut rapidement la grande passion (les "Coeurs Brûlés" ?). Quand je relis tout ca, je me dis, en secouant la tête et incrédule :

"On n'était vraiment pas bien."

 

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Depuis ce 9 septembre 2001, on ne s'est donc plus quittés.

Enfin... Physiquement, beaucoup.

Tout le temps.

J'avais l'impression que nous passions notre temps a nous dire "au revoir". On ne se voyait que tous les trois ou quatre mois (quand j'avais des congés), a chaque fois pendant 15 jours.

 

Je vous passe les notes de téléphone, les appels a 3h du matin, les disputes et réconciliations par téléphone (oui : c'est possible mais pas marrant), nos retrouvailles, nos vacances a Paris ou Philadelphie, les bons petits restaurants ici et la-bas... Nos séparations, mes larmes, encore et toujours...

Et tout ça pendant presque trois ans.

Une fois, j'ai même passé un week-end a Philadelphie ! Du vendredi soir au dimanche soir.

L'amour donne des ailes.

 

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Toujours est-il que, six ans plus tard, nous sommes mariés et toujours aussi amoureux. Et ensemble, dans la meme ville, depuis maintenant plus de deux ans.

 

Qu'ai-je retiré de ces années passées chacun dans son pays, séparés par un océan (ce qui est tres rageant car on ne peut même pas se donner rendez-vous a mi-chemin) ?

La patience, je crois (même si j'ai encore des progrès a faire).

   

Meme si nous ne vivions pas ensemble, j'avais mon amour en moi partout ou j'allais : invisible de tous mais bien présent dans mon coeur et dans ma tête ; il faisait partie de toutes mes conversations et il voyait tout ce que je voyais a travers mes yeux.

Même seule, je me sentais heureuse et comme invincible puisqu'il était la,

dans chaque petite parcelle de moi-même.

 

Je disais toujours que j'allais le suivre a Philadelphie, bien sur, mais que je l'aurais suivi au bout du monde ; c'était Philadelphie mais ç'aurait pu être l'Alaska (j'aurais eu si froid...).

 

J'ai aussi appris, je crois, a m'attacher encore davantage a l'essentiel : l'essentiel, c'est que nous soyons ensemble. Tout simplement. Si on est ensemble, tout va bien. Ce n'est rien du tout pour pas mal de gens mais c'est en fait beaucoup et presqu'un peu miraculeux. J'essaie de ne jamais l'oublier et de ne pas prendre sa présence et tout ce qu'il y a entre nous pour acquis ; je voudrais n'en être jamais blasée.

   

Il y a peu - quand j'étais un peu contrariée/tourmentée avec notre histoire d'appartement - il y a eu un moment ou j'ai pensé que, au moins, tout allait bien entre Éric et moi ; car quand l'amour ne va plus, plus rien ne suit, n'est-ce pas ?

Il n'y a pas de cris dans notre maison ; pas de haine, de douleur ou de paroles blessantes ; juste deux personnes qui rigolent beaucoup ensemble et essaient toujours de faire en sorte que l'autre soit le plus heureux possible. Et qui répètent presque tous les jours, comme deux imbéciles : "On en a, de la chance..."

 

Je pense que l'amour, c'est quand toutes ces chansons que l'on trouvait ridicules prennent soudain tout leur sens ; toutes les chansons d'amour parlent de lui et de nous.

Pour moi, il est toujours le plus beau, le plus gentil, le plus drôle.

   

Je suis contente quand je tombe sur lui par hasard, en bas de notre immeuble : je me dis, toute contente, "Oh, c'est mon amour !" - comme si je ne l'avais pas vu depuis six mois.

Je crois aussi que l'amour ne rend pas aveugle mais, au contraire, nous ouvre les yeux et que beaucoup de choses deviennent alors logiques, simples et évidentes.

Tout ne devient pas miraculeusement parfait, bien sur.

Mais c'est en tout cas ce qui s'en rapproche le plus.

         

Et je pense aussi que si quelqu'un vous dit, l'air desole, que votre relation ne va pas marcher parce que vous habitez a 600 ou 300 km l'un de l'autre et que c'est donc perdu d'avance... Laissez tomber tout de suite !

  

"On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais
"

 

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vendredi 12 octobre 2007

Je ne suis la pour personne, ce week-end

Car figurez-vous que, dès ce midi, mon amour s'en va a son rendez-vous annuel entre "vieux copains d'école", dans le Delaware. Il ne rentrera que dimanche en fin de journée.

A MOI LA TÉLÉCOMMANDE !

     

Mon amour et moi, on s'aime et on aime bien être ensemble.

Mais en même temps, on est super indépendants et on aime bien faire ce que l'on veut quand on veut. Du coup, quand l'un de nous sait qu'il va rester seul dans l'appartement, même pendant une heure ou deux, c'est le bonheur !

Ça nous fait d'ailleurs bien rire.

   

Cela fait donc quelques jours que je me prépare psychologiquement et pense rêveusement a mon petit week-end avec moi-même...

Je n'ai finalement pas fait de grands plans sur la comète mais, parmi les choses que j'aimerais faire, il y a :

un petit gâteau "Confetti Cakes"
(on peut toujours rêver)
,

location du film "Marie-Antoinette",

location des "Poupées Russes" -
puisque j'ai vu "L'Auberge Espagnole" il y a peu
(je sais, je suis a la ramasse),

visionnage intense de vidéos (ça),

étalage complet - et de tout mon long - sur le canapé

et, enfin,

"mangeage" de cochonneries et

REGRESSION TOTALE.

   

Bon week-end a tous !

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Photo "movies.nytimes.com"

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lundi 6 août 2007

Quand je serai grande, je serai...

Je réponds au dernier petit questionnaire qui fait le tour des blogs.

 

Petite, je voulais devenir...

fleuriste
parce que j'aimais bien regarder la fleuriste
préparer ses jolis bouquets et entendre le crissement de l'emballage en plastique,

libraire
parce que j'adorais déjà les livres, les magazines et la papeterie,

éboueur
parce que se déplacer suspendu dans les airs,
a l'arrière du camion,
ça avait l'air drôlement chouette.

   

Moins petite, j'ai eu des périodes...

styliste
parce que je dessinais bien et que j'aimais déjà la mode,

actrice
parce que, comme Charlotte, je voulais être "n'importe qui sauf moi",

maquilleuse
parce que je voulais embellir les stars et voyager partout avec elles,

bookeuse ou agent de mannequins
parce que je voulais dénicher et m'occuper de futurs top models,

professeur de fitness
parce qu'être payée a avoir un corps de rêve
et a me balader tous les jours en tenue "Flashdance",
je trouvais ça pas mal.

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lundi 23 juillet 2007

Les cheveux du Verseau

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Photo lezebre.lu

 

L'autre jour sur un blog, j'ai fait un petit jeu : il s'agit de donner son signe astrologique et sa couleur de cheveux.

 

En fonction de ça, vous obtenez votre "numéro astrologique super magique", numéro correspondant soit au numéro de téléphone de George Clooney, soit au numéro de téléphone de Bernard Minet.

 

Je rigole.

 

Redevenons sérieux cinq minutes.

Suivant votre signe astrologique et votre couleur de cheveux, vous êtes soi-disant "plus ou moins votre signe".

 

Moi, je serais donc :

Le Verseau brun

Et bien que je ne crois pas a tout cela (mon portrait l'explique d'ailleurs très bien ci-dessous), tout est étrangement plutôt exact et certaines choses me font même bien sourire...

Morceaux choisis :

"Le Verseau brun a horreur de la routine et veut toujours faire preuve d'imagination. [...] C'est pourquoi la fonction publique et l'armée ne lui conviennent en aucune façon —, au contraire, il peut réussir brillamment dans tous les métiers qui — par exemple le journalisme — font appel à l'initiative et à la vivacité d'esprit. [...]

L'opportunisme fait partie intégrante du caractère du Verseau brun. Dire qu'il est sans scrupule lui ferait quelque tort, mais il suivrait volontiers ce conseil que donne Machiavel dans Le Prince : "[...] Il faut donc qu'il ait l'esprit assez flexible pour se tourner à toutes choses, selon que le vent et les accidents de la fortune le commandent ; il faut, comme je l'ai dit, que tant qu'il le peut, il ne s'écarte pas de la voie du bien, mais qu'au besoin il sache entrer dans celle du mal." On ne s'étonnera donc pas de voir le Verseau brun faire souvent montre de cynisme et d'indifférence à l'égard des considérations morales un peu subtiles.

Réaliste, pragmatique, le Verseau brun nourrit un profond dédain pour tout ce qui touche à l'idéalisme, au sacré, aux subtilités. Ne lui parlez pas de rêves, de fantasmes, d'occultisme, de pouvoirs paranormaux ; il est imperméable à tout cela. Seule la rigueur scientifique est susceptible de l'intéresser et de le convaincre.

Mais cet être qui veut tant faire honneur à son esprit et à son intelligence est souvent l'incarnation même de la naïveté lorsqu'il s'aventure dans le domaine de l'amour. Il se laisse facilement obséder, envahir, commander par l'être aimé au point de perdre sa raison et sa dignité [C'est moche...]. [...]

Le Verseau brun accuse un penchant exagéré [...] pour le luxe et le faste [Je ne dois donc pas m'inquiéter : c'est pas moi, c'est mon signe]. Il peut gagner beaucoup d'argent [J'attends, j'attends...] mais connaît parfois des fins de mois difficiles à cause de son travers."

Pour obtenir votre portrait, c'est par ici (sélectionnez votre couleur de cheveux puis votre signe et cliquez sur "AsiaFlash").

Posté par tsarane à 11:10 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
vendredi 29 juin 2007

Mon sac Chanel...

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Petite peinture par moi-même (juin 2004)

 

Eh bien oui, Poutchi, je l'avoue : je possède un sac "Chanel".

Comme je ne voudrais pas que l'on me classe tout de go dans la catégorie "bourgeoise gâtée pourrie" (ce que je ne suis malheureusement pas), voici donc, pour ceux que cela intéresse, la belle histoire de mon sac "Chanel"...

 

C'était le printemps 2004 et Karl Lagerfeld venait de lancer la collection "Ligne Cambon", magnifiquement présentée par ma Vanessa.

 

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Photo Karl Lagerfeld

 

"Chanel" + Vanessa Paradis ?

J'ai bien cru mourir de "glamour", ce printemps-la...

 

Je travaillais a l'époque a Paris, dans le quartier de la Madeleine ; quartier ou il est possible d'acheter du "Chanel" dans pas moins de cinq endroits différents.

Ça plaisante pas.

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Plan "Chanel"

   

Ce printemps 2004 était également la veille de mon départ pour Philadelphie et, par conséquent, le moment de quitter mon emploi.

Et qui dit "démission" dit "récupération du solde des congés payés, de la participation salariale, etc, etc..."

Vous comprenez maintenant ou je veux en venir

et ce qui s'est passé dans ma tête de folle.

 

Je voulais me faire plaisir, fêter mes 30 ans, fêter ma "nouvelle vie" qui allait démarrer aux États-Unis... J'ai même eu une pensée pour mon hypothétique petite-fille en me disant que ce serait un superbe sac "vintage" a lui transmettre.

Toute excuse était bonne.

J'ai donc passé quelques jours très agréables a aller de boutique "Chanel" en boutique "Chanel", a choisir mon sac (les plus gros étant évidemment plus chers, j'ai rapidement opté pour la petite pochette/baguette rectangulaire) puis a hésiter beaucoup entre le modèle rose (mon choix final), le modèle tout noir et le modèle noir et blanc (ci-dessous).

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Photo "Chanel"

  

La collection venait d'arriver mais était évidemment prise d'assaut et tout avait l'air de partir comme des petits pains.

Je me souviens que j'ai finalement acheté mon sac dans la boutique de la rue du Faubourg Saint-Honoré, quelques jours avant de quitter la France.

Ma vendeuse était belle et pleine de classe et ressemblait beaucoup a Carole Bouquet :

j'en avais plein les yeux, les amis.

 

Pendant qu'elle était dans la réserve, a la recherche de mon sac, je me suis assise bien sagement dans un fauteuil, en essayant tout de même de prendre un petit air détaché du style "J'ai l'habitude de venir par ici".

Je regardais autour de moi en essayant de profiter au maximum de cette ambiance et de ce moment exceptionnel qui - je le savais bien - n'allait pas se reproduire de si tôt.

Un étranger attendait dans un fauteuil, lui aussi, pendant que sa femme et leurs deux (trop jeunes) filles essayaient tous les sacs de la "Ligne Cambon", les manipulant sans grand respect.

Je me suis dit : "Il y a donc des gens qui achètent des sacs "Chanel" comme j'achète des tablettes de chocolat..."

Ma magnifique vendeuse est revenue en me disant : "Vous pouvez prendre celui-ci. Il a été réservé pour une cliente mais elle est au Brésil et nous en aurons d'autres a son retour..."

Vraiment, vous êtes sure ?

Merci beaucoup, Madame Carole Bouquet !

 

J'ai bien regardé et "inspecté" mon sac, comme un trésor, un peu timidement, n'osant y croire.... Puis je suis passée en caisse.

 

Plus tard, j'ai eu l'excellente idée suivante : "Et si, a partir de maintenant, je m'offrais un beau sac de luxe chaque année ?"

Bah voui !

Malheureusement, je n'en ai pas eu les moyens en 2005, ni en 2006... 2007 n'est pas encore finie mais je suppute que ce ne sera encore pas pour cette année...

Je me dis toujours que je me rattraperai plus tard ; "un jour", comme on dit.

 

En tout cas, j'aime toujours autant mon sac : je le sors de temps en temps - et pas forcément pour des soirées. Je vérifie qu'il est toujours bien propre - comme un bébé. Et, alors que j'écris cet article, je me demande si je n'aime pas encore plus son histoire...

Souvent, a Philadelphie, je croise des copies de mon sac et j'ai un petit gonflement d'orgueil en pensant que, moi, j'en ai un vrai. D'ailleurs, dans sa petite pochette intérieure, je garde la fameuse carte qui atteste de son luxueux pedigree français et au dos de laquelle figure son numéro de série.

CA7AGJNH

 

L'autre nuit, nous avons eu une alerte incendie, dans notre immeuble : avant de quitter l'appartement, je me suis habillée un peu n'importe comment, j'ai pris la pochette qui contient tous mes papiers d'immigration et... mon sac "Chanel".

 

(Certains vont se demander combien cette "folie" a pu me coûter : environ 550 euros (je n'ai plus le chiffre exact en tête) - sachant que le moindre sac "Chanel" coûte, au minimum, deux fois plus cher.)

p11

Photo Karl Lagerfeld

Posté par tsarane à 13:36 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]


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