mercredi 18 mars 2009

Mon licenciement

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(Texte evidemment ecrit sous le coup de pas mal d'emotions...)

   

En début d'année, le grand grand chef de mon cabinet nous avait annoncé que les chiffres étaient plutôt bons (étant donnée la crise) et que si les dépenses, elles, allaient être surveillées de près, il n'y aurait a priori aucun licenciement en 2009.

Ouf !

Il vous faut également savoir que j'étais sur le point d'acheter une maison : mon amour et moi avions enfin trouvé quelque chose (une maisonnette divisée en deux appartements) a un très bon prix dans un bon quartier ; tous les papiers étaient signés, la date de remise des clés avait été fixée et l'inspection de cette maison devait justement avoir lieu le mardi 10 mars (soit le lendemain de mon licenciement).

En gros, les choses commençaient donc enfin a nous sourire : je me voyais déjà, après plus d'un an de provisoire, ressortir toutes mes affaires des cartons (vêtements, livres, vaisselle...), avoir enfin une machine a laver, un frigo de taille normale et même un congelateur !

 

Ce lundi 9 mars, vers 13h10, tous les employés de mon entreprise reçoivent un e-mail venu du fameux grand grand chef : un e-mail adressé a tous les employés du cabinet (dans tous les bureaux du monde) et nous annonçant que, malgré ce qui nous avait été annoncé en début d'année, certains employés allaient, ce jour-même, apprendre leur licenciement...

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On commence un peu a papoter entre collègues ; on fait la grimace ; on rigole un peu, histoire de...

Plus l'heure avance, plus chacun pense qu'il est passé a travers les mailles du filet.

 

 

Vers 15h-15h30, mon téléphone sonne.

Sur l'écran du téléphone, je vois s'afficher le nom de X, un des responsables de mon service.

   

Et c'est a cette seconde precise, les amis, que j'ai commencé a vivre une sorte de "out of body experience" ("expérience hors du corps").

Car ce responsable, en deux ans et trois mois, ne m'a jamais téléphoné : a chaque fois qu'il a eu besoin de moi, il s'est déplacé de son bureau vers le mien.

 

Je crois que je me souviendrai de cet instant toute ma vie car, a partir du moment tres precis ou j'ai vu son nom s'afficher sur mon téléphone, j'ai eu l'impression de vivre un accident de la route : quand, en une fraction de seconde, notre vie normale, banale et somme toute pas si mal que ça se transforme en un véritable cauchemar dont on se dit que l'on va forcement se reveiller.

En fait, c'est le genre d'évènement tellement hors de l'ordinaire que le cerveau n'est pas bien armé pour le digérer et en faire quelque chose.

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"Tu peux venir dans mon bureau, Stephanie ?"

"Oui."

En m'approchant de son bureau, je vois que sa porte est fermée - alors qu'elle est toujours ouverte.

 

Alors que je m'approche de cette porte, que je pose la main sur la poignée, je SAIS.

Et je SAIS depuis qu'il m'a appelée, il y a environ trente secondes.

Mais - je le répète - l'information est TELLEMENT INCOMPRÉHENSIBLE pour mon cerveau que j'avance comme un automate ; je crois que j'ai l'impression d'être morte, en fait ; je ne ressens rien et, bizarrement, je crois qu'il y a comme une minuscule petite voix dans ma tête qui me dit : "Il t'appelle pour te parler de quelque chose qui n'a RIEN A VOIR avec ce fichu e-mail ; il doit avoir besoin d'un renseignement quelconque..."

 

Quand j'entre dans le bureau, il est a sa place habituelle, derrière son bureau, et une jeune femme dont je connais le visage est assise en face de lui.

Il me présente a elle : "Y, des Ressources Humaines".

 

Il y a toujours cette maudite petite voix qui persiste a me dire quelque chose comme : "Ils vont te parler de toute autre chose : ils doivent avoir besoin de toi pour faire un truc précis..."

C'est dire si, sachant TRÈS BIEN ce qui se passait réellement, une partie de mon cerveau refusait encore d'y croire...

 

 

Et la, il a dit les choses clairement.

Moi, je le regardais sans le voir - je regardais a travers lui - comme si j'étais ailleurs. Tout ce que j'arrivais a faire, c'était acquiescer bêtement a tout ce qu'il disait.

Mais dans ma tête, tout était en train de s'effondrer.

En fait, je l'écoutais me dire a quel point c'était difficile de m'annoncer tout ça alors que, sans s'en rendre compte, il était tout simplement en train de "detruire" ma vie ; ce licenciement était ma "mise a mort" car il signifiait que je n'avais dorénavant plus aucun revenu alors que je devais pourtant faire vivre deux personnes et que, a trois semaines près, j'allais enfin avoir une maison et donc réaliser l'un de mes rêves...

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Après, ç'a été au tour de la jeune fille des Ressources Humaines de me parler des documents qu'elle allait me remettre : un document a remplir pour ceci, un document a remplir pour cela, etc, etc...

La encore, j'acquiesçais bêtement, l'esprit complètement a la dérive.

A un moment, elle m'a dit : "Je sais que c'est beaucoup d'informations d'un coup..."

Je lui ai dit : "Oui, c'est sur. Surtout quand on a un mari qui n'a plus de travail, lui non plus..."

J'avais envie de leur crier qu'ils n'avaient pas le droit de me "prendre ma vie" ; que j'avais besoin d'argent pour manger, pour avoir un toit, pour essayer de me construire un avenir simplement "normal" - même pas extraordinaire.

 

Quand elle a eu fini de m'expliquer toute sa paperasse, je me suis levée ; je lui ai vaguement dit au revoir ; je me souviens ne pas avoir regardé mon responsable.

 

En revenant a ma place, je n'ai eu qu'une envie : appeler mon amour pour qu'il vienne me chercher tout de suite et qu'il m'emporte loin de ces gens et de ce cauchemar.

 

Bizarrement, je n'ai pas pleuré.

J'ai appelé mon amour en lui disant : "J'ai une très mauvaise nouvelle..."

Le monde entier lui est bien sur tombé dessus.

J'ai dit : "Je suis désolée". Il m'a évidemment répondu que ce n'était pas de ma faute mais je crois que j'avais envie (ou besoin) de lui dire ça car j'avais tellement l'impression de le laisser tomber - de laisser tomber nos rêves et notre avenir : c'est moi qui nous faisais vivre et, du jour au lendemain, je ne pouvais plus le faire.

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Au début, il pensait que la mauvaise nouvelle était de l'ordre d'un grand-parent décédé.

Ce que j'aurais presque préféré, dans le sens ou ç'aurait été dans "l'ordre des choses", comme on dit : quelque chose de douloureux, certes, mais qui doit forcément arriver un jour ou l'autre ; auquel on se prepare depuis des annees.

Mais mon licenciement, lui, n'était pas du tout dans l'ordre de "mes" choses.

 

J'ai rapidement rassemblé mes affaires, dans une sorte de brouillard ; je ne les ai pas mises dans le traditionnel carton, comme on voit dans les films : j'avais un grand sac "Whole Foods" dans mon sac a main.

J'ai quitté mon emploi avec classe.

 

J'ai rapidement fait le tour des collègues et de mes avocats, tous sous le choc.

Une autre personne de mon service (un cadre) a été licencié : sa femme travaille encore, elle, mais ils ont deux jeunes enfants + deux jumelles qui vont bientôt naître.

 

Les licenciements n'ont concerné que les bureaux américains de notre cabinet : environ 200 personnes (avocats et non-avocats) ont été licenciées ce lundi-la.

On vous laisse donc tout juste le temps de rassembler vos affaires, de dire au revoir...

Avant de quitter les lieux, il faut passer ensuite aux Ressources Humaines pour y laisser son badge.

 

Mon amour est venu me chercher.

En chemin, nous avons souri quand nous avons vu un homme sortir de sa voiture avec son petit carton d'effets personnels...

On s'est regardés en disant : "Ah ! Lui aussi, le pauvre..."

   

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Posté par tsarane à 10:28 - - Commentaires [82] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Mon licenciement

je n'ai que un mot a te dire , bon courage ma belle . je suis de tous coeur avec toi.
gros bisous
emma

Posté par le grenierd'emma, mercredi 18 mars 2009 à 10:43

Que dire..................que j'aurais surement fait comme toi, serais partie sans bruit avec le coeur lourd, mais digne! Heureusement Eric est la, et a vous 2 vous allez vous en sortir...c'est sure...tu es pleine de ressources et d'idees sympas.....Montre le ! Ne peux tu pas te reconvertir dans ce que tu aimes faire? soit aider les touristes, conseiller les futurs expats.....tu as du potentiel pour ca! Vas tu au moins toucher le chomage? cela existe t il ici je veux dire, je n'y connais rien!En tous les cas je t'embrasse bien!

Posté par Delphine, mercredi 18 mars 2009 à 10:45

Je lis ton blog depuis un moment, sans jamais oser poster de commentaire....
Ton post est bouleversant et en meme temps, tu as une personnalité tellement hors du commun, et ton compagnon aussi, que je ne peux m'empecher de penser que vous vous en sortirez..
J'en suis meme sure, ca ne peut pas etre autrement. Vous avez de bonnes valeurs, vous n'etes pas obnubilés par l'argent, et d'un optimisme puissant.

Comme un peu tout le monde dans les commentaires, je te conseillerais de te tourner vers le tourisme..

Je suis tentée de te souhaiter bon courage pour la suite, mais le courage, tu l'as déja.

Posté par Anne, mercredi 18 mars 2009 à 11:00

Tres beau recit, tres bien ecrit, beaucoup de dignite...Ce sentiment tres fort d avoir ete humilie fait que certains, des hommes , souvent du reste, reviennent sur les lieues de leur ancien travail, pour se venger et mitaillent de depit tout ce qui bouge...Des faits divers tres douloureux.Ton recit est un exemple de la brutalite du systeme capitaliste a l americaine...L Amerique , c est aussi un reve fissure....Des millions sont en train de le vivre...
COURAGE!!!!!!

Posté par therese, mercredi 18 mars 2009 à 11:07

C'est révoltant, c'est même effrayant ... Tout ça sans une explication, sans même tenter d'en savoir un peu plus sur ta situation personnelle, c'est tellement brutal et dénué d'humanité, finalement on s'aperçoit qu'on n'est rien que moins, c'est très hypocrite comme comportement, comment faire pour avoir de nouveau confiance ! Mais dis moi (si tu le peux), de quel cabinet s'agit-il ?
J'espère que tu ne te laisseras abattre, je suis de tout coeur avec vous ...
Gros gros bisous à tous les deux,
Marina

Posté par Marina, mercredi 18 mars 2009 à 11:10

Je te souhaite tout le courage du monde. Qui sait, peut être vas tu trouver un emploi dans quelque chose qui te ressemble plus.

En tout cas, je tiens à souligner le très bon choix de photos que tu as fait pour accompagner cet article. Vraiment, ayant vu le film, je trouve qu'elles accompagnent parfaitement le ton des paragraphes.

Tu as très bon goût, et très différent du "goût" américain, qui sait peut-être que ça pourrait t'aider dans un propable changement de carrière! Un peut à la manière de cette femme qui est devenu "ré-organisatrice d'estace" professionelle, donc tu avais parlé dans un article.

Bref, beaucoup de possibilités... bonne chance!

On croit tous en toi ici, on t'admire beaucoup tu sais.

Bisous

Posté par Lylemma, mercredi 18 mars 2009 à 11:16

(Mon commentaire est truffé de fautes, pardon! Maudit clavier américain )

Posté par Lylemma, mercredi 18 mars 2009 à 11:17

Ton récit m'a ému ! Tu nous fais bien vivre la façon dont ton licenciement s'est passé. Je suis quand même étonnée de la vitesse avec laquelle tu as dû partir !
Je suis encore plus désolée pour la maison que vous aviez trouvée. Votre projet d'achat est-il complètement abandonné?
Suite au prochain épisode !
Gros bisous !

Posté par claudine, mercredi 18 mars 2009 à 11:33

J'espère vivement que tu retrouveras quelques choses ainsi que ton Amour. Je comprend très bien tout ce que tu as vécu avec cette annonce , moi c'était il y a 18 mois ,et comment expliquer à ma fille que je n'avais plus de travail...
Moi j'en veux toujours à cette maudite DRH et ma saloperie de chef ...
Le printemps arrive et les touristes aussi , alors va les attendre à la descente de l'avion et fait leur découvrir cette jolie ville de PHILADELPHIA.
Gros bisous

Posté par COCO, mercredi 18 mars 2009 à 11:39
Oh Stephanie

Quel beau et emouvant recit, j'en ai les larmes aux yeux.

En colere aussi contre ce systeme ou tu n'es qu'un rat dans la rat race et qui t'expulse sans ame, sans humanite, je sais bien que business est business mais tout de meme, un peu de compassion serait-ce trop demander? Je me demande quand meme si la femme des HR dort bien la nuit, a t'elle sur la conscience toutes ses vies mises a l'epreuve?
Je ne supporte pas ces departs a l'americaine, ou tu as donne pendant X temps dans une societe et tu te vois plier bagage furtivement comme si tu etais coupable d'un grand crime, heureusement pour toi, la securite n'est pas venu t'aider a nettoyer ton bureau et te montrer la porte de sortie, des fois, ils le font.

Courage, au bout du tunnel, y'aura quelque chose de meilleur, un jour tu l'auras ta maison, continues d'etre persistente et optimiste meme si c'est plus facile de le dire que de le faire.
Mes amities a toi et ton mari.

Posté par Sissi, mercredi 18 mars 2009 à 11:46

Et oui c'est effectivement ainsi que ca se passe, parfois ils le font meme "tard" le vendredi soir et on en peut meme pas dire au revoir aux collegues.
Malgre toute ta peine, j'ai envie de voir le cote "positif" qui etait que ton RDV pour la maison etait le lendemain ce qui evite des choses bien pires encore. (perso, nous en sommes au point de nous dire qu'on va justement peut etre devoir la vendre la maison! Enfin c'est pas un creve-coeur!)
J'espere de tout coeur que tu commences a avoir des pistes pour ta recherche d'emploi.

Enfin... je vais etre mechante avec les ressources humaines... mais c'est bien connu... ils virent tout le monde et une fois qu'il n'y a plus personne a virer, c'est eux qui passent a la casserole! et toc!

Bisous bisous Stephanie

Posté par Bea, mercredi 18 mars 2009 à 12:13

Je suis de tout coeur avec toi et je comprends ce qui t'arrive... Ne baisse pas les bras !! Facile a dire et moins a faire, mais j'essaie de rester confiante : tu vas retrouver du boulot.
Dis toi que si on licencie vite, on embauche vite aussi dans le pays... meme en temps de crise. Keep it up !!!

Posté par Dolce, mercredi 18 mars 2009 à 12:46

Je suis bouleversée par ton récit, je me met à ta place et je comprend combien ça doit être dur à "digérer". Je crois trés fort en toi, tiens le coup avec ton dynamisme tu vas vite trouver un autre job. Courage!

Posté par CaroBo, mercredi 18 mars 2009 à 12:47

Ton recit est tres bien ecrit et les photos qui l'accompagnent lui donne un rythme parfait.
Ce qui ne te tue pas te rend plus fort. A cette miliseconde ou le telephone a sonne, tu est devenue ( sans l'avoir choisit je te l'accorde ) plus forte. Le secret maintenant c'est de ne pas diminuer ton estime de toi. regardes ce que tu as accompli, soit en fiere et il n'y a rien de personnel dans les licenciements de 200 personnes. Meme si tu le sais dans ta tete , il faut bien que tu assimiles cela OK ? .

Je t'embrasse
Elisacanada

Posté par coucoucanada, mercredi 18 mars 2009 à 12:54

Ce qui est révoltant, c'est de l'annoncer d'une façon aussi brute et de donner à peine le temps de dire au revoir, c'est ...effrayant. je sais que ça marche comme ça aux Usa mais ce n'est pas très humain.

Je suis desolée que tes projets s'effondrent de la sorte, je peux tout à fait comprendre ta peine parce que la maison, j'ai failli l'avoir aussi, il y a quelques années.

Alors dans un premier temps, il faut encaisser, pleure un bon coup et ... se relever parce que c'est aussi la vie.

Courage.
Enormes bisous

Posté par Shopgirl, mercredi 18 mars 2009 à 13:00

Très émouvant ton récit !
Tu as toutes les ressources pour t'en sortir et pour faire un truc que tu aimes vraiment. Je suis sûre que tes rêves se réaliseront !
Ne te démotives surtout pas ! (je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire )
BIz
Virginie

Posté par calissou, mercredi 18 mars 2009 à 13:36

Je suis completement retournee en lisant ton mail... on ne peut pas faire ça comme ça aux gens... ppffff Que la vie est parfois injuste !!! Tu as ton amour près de toi, tu n'es pas seule... Je vous souhaite vraiment bcp de courage dans ces périodes pénibles... mais tout a une fin et dans quelques temps, tu nous annonceras de bonnes nouvelles, j'en suis certaine Stéphanie ! Je pense vraiment fort à toi et à ton amour... Plein de bonnes choses à vous dans les semaines qui viennent... Et je suis certaine que tu l'auras ta maison !!!
Véro

Posté par Véro, mercredi 18 mars 2009 à 13:45

Je t'embrasse très fort, et je guette de bonnes news sur ce blog.

Posté par CLAUDINE CLO, mercredi 18 mars 2009 à 13:55

Je suis moi aussi bouleversee par ton recit...
Tout cela arrive au moment ou vous alliez enfin avoir VOTRE petit nid douillet.
Vous allez rebondir tous les 2 et retrouver rapidement un travail, puis l'occasion pour la maison se representera de nouveau.
Courage ma belle !

Je te fais de gros bisous !

Adeline

Posté par A2lyn04, mercredi 18 mars 2009 à 13:56

(

Posté par Marielle, mercredi 18 mars 2009 à 14:32

C'est juste dingue cette façon de procéder...mais comme d'autres commentaires le disaient, il semble qu'à contrario, l'embauche se fait aussi très vite (?)
Toutefois, j'ai une question un peu "administrative": y-a-t'il, comme en France, un système de rémunération lors d'une période de chômage?
En tout cas, plein de courage et pourvu que vos projets se concrétisent rapidement!

Posté par Caroline, mercredi 18 mars 2009 à 14:35

Très touchant

Posté par marinagrenadines, mercredi 18 mars 2009 à 15:00

The American nightmare... Courage.

Posté par cieldequimper, mercredi 18 mars 2009 à 15:19

ton post est très émouvant et plein de sagesse. j'admire ton courage et le recul dont tu fais preuve.
et je n'ai aucun doute sur ta future réussite professionnelle (et immobilière)
amitiés

Sophie

Posté par Sophie, mercredi 18 mars 2009 à 15:42

Mais-euh ! Tu m'as fait pleurer ! Ma pauvre louloute, c'est vraiment nul, quelle sale bande de ... ya même pas de mot, tiens ! Tiens le coup, tu vas vite retrouver du boulot (hé, je déconnais pas pour l'école française, tu devrais y aller ! moi, je t'aiderai à préparer tes cours, chuis une vraie pro !et en attendant la rentrée, ils ont peut-être besoin de remplaçante ! c'est toujours malade un prof !). Gros bisous !

Posté par Ann-Aël, mercredi 18 mars 2009 à 15:46

Olala mais c'est horrible ce que tu nous raconte là! Je suis tellement triste pour toi et pour Eric. Je sais à quel point vous vouliez cette maison.
(The American Dream ...my ass!!! Oups sorry)
Je vous dit bon courage et vous fais plein de bisous!!!

Posté par Eva, mercredi 18 mars 2009 à 16:01

Hooo...ces licenciements à l'amricaine si rapides sont terribles et je suis tellement triste pour toi Stéphanie. Je te souhaite beaucoup de courage et t'envoie plein d'ondes positives pour la suite !!!
Plein de bisous

Posté par butterfly, mercredi 18 mars 2009 à 16:41

Quelle dignité dans l'épreuve.
J'en suis renversée, émue.
De tout coeur je te souhaite bonne chance.
Tout ce que tu vis présentement te rendra plus forte encore.

Annie xxx

Posté par annie, mercredi 18 mars 2009 à 17:02

Tu as fait face a cette dure epreuve avec beaucoup de courage. N'oublie pas, rien n'arrive par hasard, on a des tests difficiles dans la vie, mais si on reste positif, il y a toujours mieux qui nous attend, et je suis sure a 100% que ce sera le cas pour toi. Je suis de tout coeur avec toi! Gros bisous.

Posté par lila, mercredi 18 mars 2009 à 17:06

Que dire ............. les bras m'en tombent !!!!!
Je ne savais pas que cela pouvait etre si "rapide" un licenciement, quel honte!!
MAis quel courage a toi et quelle force !!!
Je vous souhaite plein de courage a toi et ton mari, et que les prochains jours soient vite plus rose !!
vivi

Posté par vivi47, mercredi 18 mars 2009 à 17:52

Je suis scotchee par ton recit...en le lisant, j'avais les larmes aux yeux et la chair de poule. Nous avons des amis a qui c'est arrive ici aussi mais eux ils n'ont meme pas eu droit de repasser par leur bureau ni de dire au revoir aux collegues, on leur a remis un carton avec leurs affaires...
Comme je te l'ai deja dit, je pense fort a vous et je vous souhaite plein de courage. Et puis si je peux faire quoi que ce soit, meme si je suis loin, n'hesite pas.
Gros gros bisous.

Posté par Surfcity, mercredi 18 mars 2009 à 21:20

Cela me rappelle une journee de fevrier dans ma boite. Nous aussi 15 jours avant, notre chef nous avait annonce que l'annee 2008 avait ete exceptionnelle avec 35% de croissance.

Mais ce lundi la, 7 des 45 employes ont ete remercies en l'espace d'une heure et ne sont jamais revenus a leur bureau. Moi je n'ai rien vu et rien compris avant le mail de la PDG annoncant que "7 positions have been eliminated" (je trouve ce verbe horrible).

J'avais bien vu mes juniors chuchoter toute la fin de matinee mais bon je me disais qu'il parlait de qq chose qu'il ne voulait pas que j'entende. Mais apres ils m'ont raconte qu'ils avaient vu les 1ers convoques et qu'apres ils ont tremble de peur pendant une heure pensant etre les prochains. Pendant ce temps, moi je ne me doutais de rien et demandais a ma responsable quand je devais prevoir l'entretien annuel d'un de mes juniors. Mais bizarrement elle a mis beaucoup de temps a me repondre puis m'a finalement dit qu'il n'y avait pas urgence. En effet, une heure apres il ne faisait plus partie de la societe. Et moi je me sentais trop mal et je ne l'ai meme pas vu partir. On ne nous a meme pas annonce qui etait les 7 personnes. Il fallait le deviner aux bureaux vacants.

Dans ma boite, il y avait une super ambiance avec plein de fetes (deguisement pour halloween, concours de decoration de cubicles...) mais cette 1ere vague de licenciements a casse qq chose. Moi qui pensait qu'une boite dirigee par une femme, jeune et mere de famille qui plus est, cela allait etre forcement plus humain. Je comprends que c'etait peut-etre necessaire pour la survie de la boite mais j'ai du mail avec la maniere de faire.

Posté par Severine, mercredi 18 mars 2009 à 23:00

Pas d'indemnités? pas de chômage? aucune aide? c'est quoi ce pays?? c'est révoltant. Force et courage. Bisous.

Posté par chinoiserie, mercredi 18 mars 2009 à 23:16

J'en ai les larmes aux yeux en finissant ton poste... Je suis tellement desolee d'apprendre ce qui vient de t'arriver... J'imagine la douleur, la colere, la deception, le desespoir que ca peut representer pour vous deux, surtout avec ce projet de maison. C'est vraiment ce que je deteste dans ce pays!! On traite les gens si mal, j'admire la dignite dont tu fais preuve dans cette situation!
Tu sais, s'il y a le moindre truc que je puisse faire pour t'aider, tu me le dis ok?! On peut venir vous rendre visite ou vous heberger si vous voulez changer d air, just let me know what you need...
Je pense a vous tres fort, appelle moi si tu veux.
Bon courage!...

Posté par Flonature, mercredi 18 mars 2009 à 23:42
ohhh!!!!

je suis partagée entre l'émotion et la colère, vraiment quand on est dans la vieille Europe on a du mal à imaginer ce type de licenciement, nous qui avons préavis, indemnités et autres aides. chapeau pour la dignité avec laquelle tu as réagi, je ne suis pas certaine que j'en aurais montré autant en pareille circonstances. Monsieur ton amour et toi surmonterez tout cela j'en suis persuadée

Posté par mamzelvero, jeudi 19 mars 2009 à 01:07

merde ! j'en ai les larmes aux yeux ! pffffffff que c'est dur ! mais tu sauras, pardon, vous saurez rebondir et ça j'en suis certaine ! ne dit-on pas "ce qui ne te tue pas te rends plus fort" .... j'en sais quelque chose crois moi, pas de boulot (il y a encore peut), mon mari bossait seul à faire 80 km par jour pour toucher le smic, une location sur les bras et deux enfants avec nous... et on a été obligé de tout laisser tomber, boulot (pour lui) maison etc... mais on est encore là et plus fort que jamais ! la vie est un perpétuel recommencement tout ça pour te dire que OUI ce sont des moments supers durs à vivre et OUI vous allez refaire surface et bien plus vite que tu ne le crois... je t'assure

d'énormes bisous pour vous !

Posté par monange, jeudi 19 mars 2009 à 02:31

je suis de tout coeur avec toi Stéphanie. tiens bon. bisous

Posté par Morgane, jeudi 19 mars 2009 à 03:32

pfffffffff dur........
c'est dans ces cas là qu'on regrette de ne pas vivre en Europe, là où quand tu es virée tu as droit à des indemnités de chômage etc... qui ne remplace bien sûr pas un salaire mais qui permettent de vivoter pendant quelques mois...
si vous envisagiez d'acheter une maison j'imagine que vous avez un peu de côté, je l'espère en tout cas, mais je te (vous) souhaite de retrouver vite quelque chose.

Bisous je pense fort à toi.

Posté par Valerie, jeudi 19 mars 2009 à 04:19

On se croirait dans un TRES mauvais film... Bon courage pour l'avenir...

Posté par naniela, jeudi 19 mars 2009 à 04:22

Tout plein de courage ma belle !!! Le monde du travail est bien impitoyable ! Nous ne sommes que des kleenex que l'on jètent quand on en n'a plus besoin !
Aies confiance en toi, en ton mari et en ton avenir, je suis persuadé que tu vas rebondir et trouver quelque chose de formidable !
Pourquoi ne pas créer quelque chose, bien à toi, je suis sur que tu en est capable !
Dans tous les cas, nous sommes là, tes amis du web et te faisons tout plein de gros bisous !!!

Posté par lala, jeudi 19 mars 2009 à 04:35
Bon courage

Je viens de lire ton récit bouleversant et j'ai l'impression d'être dans un film. J'espère de tout coeur que vous vous en sortirez et que vous pourrez réaliser vos rêves.
Je remarque quand même que vous n'avez pas de préavis, on vous licencie et vous partez sans rien. Votre travail s'arrête au moment ou on vous annonce votre licenciement. Les lois sont mal faites.

Encore bon courage pour cette épreuve.

Posté par dromoise, jeudi 19 mars 2009 à 04:48

Ressources inhumaines. J'ai les larmes aux yeux en te lisant. Je pense à votre projet de maison également. Nous avons beaucoup de chance en France car même si le monde de l'entreprise est de plus en plus pourri. On ne met pas les gens dehors du jour au lendemain et il y a des syndicats pour soutenir les gens. Dans ma boite, les conditions se dégradent car ils veulent faire partir les fonctionnaires donc ils veulent nous interdire de faire nos pauses à d'autres étages que celui où l'on travaille. Les chefs ne doivent pas nous parler d'autre chose que du travail sinon c'est jugé comme du copinage. Pas de photos ou d'objets personnels sur le bureau. Bref une ambiance sympathique et conviviale... Les photos de ton texte sont très bien choisies et comme Carrie, tu vas rebondir.
Bisous

Posté par Marielle, jeudi 19 mars 2009 à 04:51

Tu crois que tout va bien, et d'un coup, tout va mal. Sans la moindre délicatesse, on te prives de tes rêves, de ton avenir (plus ou moins proche) et de ton présent. Je ne sais quoi ajouter à ce qui a déjà été dis. Je suis sincèrement désolée pour toi, il te faut être courageuse (il VOUS faut être courageux) mais tu dois aussi garder espoir. J'ai confiance en toi, en tes capacités et en tes motivations. Tu sais ce qu'on dit "après la pluie vient le beau temps". Tout va s'arranger, j'en suis convaincue. C'est peut-être l'occasion de te "réorienter", tes qualités humaines (différentes de tes compétences professionelles) sont un atout dans bien des domaines. Dis-toi que, finalement, le "destin" te donne une autre chance, un nouveau départ. Alors oui, c'est dur sur le moment mais sois sûr que la vie te sourira bientôt de nouveau.

xoxo

Posté par Fée Bourbonnaise, jeudi 19 mars 2009 à 05:15

moi aussi ton récit m'a bouleversée comme les autres. tout ça pour que les dirigeants s'en mettent plus dans les poches, c'est révoltant.
Suis de tout coeur avec vous et espèrent que vous retomberez vite sur vos pieds.

Posté par suzanne, jeudi 19 mars 2009 à 05:31

Ton récit m'a mis les larmes aux yeux, tu as été digne et forte et c'est certain vous allez rebondir de plus belle.
Je partage tout à fait l'avis de tous les autres, sur tes compétences et sur le fait que c'est sûr, c'est difficile de le voir comme ça maintenant, mais essaye de le voir comme une chance, un nouveau départ.
Je suis de tout coeur avec vous.
Amélie

Posté par Amélie, jeudi 19 mars 2009 à 06:17

courage Stéphanie... Après la douleur on comprend toujours pourquoi tout cela est arrivé... Les opportunités ne manqueront pas , et bientôt tout cela ne sera que "vague souvenir"... tes rêves, vos rêves se réaliseront à temps...

Bisous

Posté par Love, jeudi 19 mars 2009 à 06:49

tu as été digne et je te félicite!!! comment faites vous pour vivre actuellement? cela m'inquiète car je sais qu'il n'y a pas d'indemnités chomage aux etats unis...
Si tu as besoin de quelque chose, n'hésites pas..
Gros bisous à tous les deux
stef

Posté par Stef, jeudi 19 mars 2009 à 07:11

Je ne sais pas trop quoi te dire ... Ton récit m'a profondément touché. Quelle injustice !! Bravo pour ton courage. Je te souhaite de tout coeur de trouver vite un nouveau boulot, ainsi qu'a ton mari, et de pouvoir enfin avoir la maison dont vous revez...

Posté par Smirnoffette, jeudi 19 mars 2009 à 08:34

de tout coeur avec toi
je reste persudee que les choses n arrivent pas par hasard,que peut etre cette maison n etait pas pour vous et surtout que vous aller rebondir tous les 2 plus haut plus loin que finalement c est peut etre un mal pour un bien
et puis ici tout est possible avec de la volonte et tu en as a revendre on peut decrocher la lune
DREAM BIG ma belle syephanie i wish you all THE BEST

Posté par bea.usa, jeudi 19 mars 2009 à 10:41

Stephanie, je te souhaite un infini courage. J'ai beau avoir traviller pendant 12 ans dans le domaine de l'emploi en France ( et oui ce type d'histoire est international et en France le licenciement est plus humain mais c'ets la recherche d'emploi qui est atroce...) je ne m'habitue pas a lire ou entendre ca.
Le plus important est de ne pas culpabiliser, tu es - comme Eric - un maillon de la chaine bien "disgusting" du monde du travail. Tu n'as rien a te reprocher...
En effet tu vas rebondir et je crois qu'un guide de voyage en ligne avec des pubs integrees serait tres bon. Un de tes lecteur te disait qu'il avait prepare son voyage d'affaire avec ton blog. Compte sur tous tes lecteurs pour relayer la chose au maximum...
Et puis un salon de the en appartement - c'est so chic ! - et puis et puis...
Si tu as besoin de te ressourcer sache que ma maison vous est ouverte - en Arizona, ses cactus, son ciel bleu, sa chaleur et la piscine - a Eric et a toi. Je conseillais souvent a mes nouveaux "client" de prendre un semaine de "vert" pour mieux repartir apres...
Si je peux t'aider n'hesite pas, nous t'embrassons ainsi qu"eric avant de faire votre connaissance. Un jour on arrivera bien a venir a Phily... Nath

Ah oui n'oublie pas que tu es dans la ville de Rocky - alors fight ! adrieeeeeeeeeeeeeeeeeene !

Posté par nathinphoenix, jeudi 19 mars 2009 à 10:43
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