mercredi 18 mars 2009

Mon licenciement

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(Texte evidemment ecrit sous le coup de pas mal d'emotions...)

   

En début d'année, le grand grand chef de mon cabinet nous avait annoncé que les chiffres étaient plutôt bons (étant donnée la crise) et que si les dépenses, elles, allaient être surveillées de près, il n'y aurait a priori aucun licenciement en 2009.

Ouf !

Il vous faut également savoir que j'étais sur le point d'acheter une maison : mon amour et moi avions enfin trouvé quelque chose (une maisonnette divisée en deux appartements) a un très bon prix dans un bon quartier ; tous les papiers étaient signés, la date de remise des clés avait été fixée et l'inspection de cette maison devait justement avoir lieu le mardi 10 mars (soit le lendemain de mon licenciement).

En gros, les choses commençaient donc enfin a nous sourire : je me voyais déjà, après plus d'un an de provisoire, ressortir toutes mes affaires des cartons (vêtements, livres, vaisselle...), avoir enfin une machine a laver, un frigo de taille normale et même un congelateur !

 

Ce lundi 9 mars, vers 13h10, tous les employés de mon entreprise reçoivent un e-mail venu du fameux grand grand chef : un e-mail adressé a tous les employés du cabinet (dans tous les bureaux du monde) et nous annonçant que, malgré ce qui nous avait été annoncé en début d'année, certains employés allaient, ce jour-même, apprendre leur licenciement...

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On commence un peu a papoter entre collègues ; on fait la grimace ; on rigole un peu, histoire de...

Plus l'heure avance, plus chacun pense qu'il est passé a travers les mailles du filet.

 

 

Vers 15h-15h30, mon téléphone sonne.

Sur l'écran du téléphone, je vois s'afficher le nom de X, un des responsables de mon service.

   

Et c'est a cette seconde precise, les amis, que j'ai commencé a vivre une sorte de "out of body experience" ("expérience hors du corps").

Car ce responsable, en deux ans et trois mois, ne m'a jamais téléphoné : a chaque fois qu'il a eu besoin de moi, il s'est déplacé de son bureau vers le mien.

 

Je crois que je me souviendrai de cet instant toute ma vie car, a partir du moment tres precis ou j'ai vu son nom s'afficher sur mon téléphone, j'ai eu l'impression de vivre un accident de la route : quand, en une fraction de seconde, notre vie normale, banale et somme toute pas si mal que ça se transforme en un véritable cauchemar dont on se dit que l'on va forcement se reveiller.

En fait, c'est le genre d'évènement tellement hors de l'ordinaire que le cerveau n'est pas bien armé pour le digérer et en faire quelque chose.

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"Tu peux venir dans mon bureau, Stephanie ?"

"Oui."

En m'approchant de son bureau, je vois que sa porte est fermée - alors qu'elle est toujours ouverte.

 

Alors que je m'approche de cette porte, que je pose la main sur la poignée, je SAIS.

Et je SAIS depuis qu'il m'a appelée, il y a environ trente secondes.

Mais - je le répète - l'information est TELLEMENT INCOMPRÉHENSIBLE pour mon cerveau que j'avance comme un automate ; je crois que j'ai l'impression d'être morte, en fait ; je ne ressens rien et, bizarrement, je crois qu'il y a comme une minuscule petite voix dans ma tête qui me dit : "Il t'appelle pour te parler de quelque chose qui n'a RIEN A VOIR avec ce fichu e-mail ; il doit avoir besoin d'un renseignement quelconque..."

 

Quand j'entre dans le bureau, il est a sa place habituelle, derrière son bureau, et une jeune femme dont je connais le visage est assise en face de lui.

Il me présente a elle : "Y, des Ressources Humaines".

 

Il y a toujours cette maudite petite voix qui persiste a me dire quelque chose comme : "Ils vont te parler de toute autre chose : ils doivent avoir besoin de toi pour faire un truc précis..."

C'est dire si, sachant TRÈS BIEN ce qui se passait réellement, une partie de mon cerveau refusait encore d'y croire...

 

 

Et la, il a dit les choses clairement.

Moi, je le regardais sans le voir - je regardais a travers lui - comme si j'étais ailleurs. Tout ce que j'arrivais a faire, c'était acquiescer bêtement a tout ce qu'il disait.

Mais dans ma tête, tout était en train de s'effondrer.

En fait, je l'écoutais me dire a quel point c'était difficile de m'annoncer tout ça alors que, sans s'en rendre compte, il était tout simplement en train de "detruire" ma vie ; ce licenciement était ma "mise a mort" car il signifiait que je n'avais dorénavant plus aucun revenu alors que je devais pourtant faire vivre deux personnes et que, a trois semaines près, j'allais enfin avoir une maison et donc réaliser l'un de mes rêves...

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Après, ç'a été au tour de la jeune fille des Ressources Humaines de me parler des documents qu'elle allait me remettre : un document a remplir pour ceci, un document a remplir pour cela, etc, etc...

La encore, j'acquiesçais bêtement, l'esprit complètement a la dérive.

A un moment, elle m'a dit : "Je sais que c'est beaucoup d'informations d'un coup..."

Je lui ai dit : "Oui, c'est sur. Surtout quand on a un mari qui n'a plus de travail, lui non plus..."

J'avais envie de leur crier qu'ils n'avaient pas le droit de me "prendre ma vie" ; que j'avais besoin d'argent pour manger, pour avoir un toit, pour essayer de me construire un avenir simplement "normal" - même pas extraordinaire.

 

Quand elle a eu fini de m'expliquer toute sa paperasse, je me suis levée ; je lui ai vaguement dit au revoir ; je me souviens ne pas avoir regardé mon responsable.

 

En revenant a ma place, je n'ai eu qu'une envie : appeler mon amour pour qu'il vienne me chercher tout de suite et qu'il m'emporte loin de ces gens et de ce cauchemar.

 

Bizarrement, je n'ai pas pleuré.

J'ai appelé mon amour en lui disant : "J'ai une très mauvaise nouvelle..."

Le monde entier lui est bien sur tombé dessus.

J'ai dit : "Je suis désolée". Il m'a évidemment répondu que ce n'était pas de ma faute mais je crois que j'avais envie (ou besoin) de lui dire ça car j'avais tellement l'impression de le laisser tomber - de laisser tomber nos rêves et notre avenir : c'est moi qui nous faisais vivre et, du jour au lendemain, je ne pouvais plus le faire.

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Au début, il pensait que la mauvaise nouvelle était de l'ordre d'un grand-parent décédé.

Ce que j'aurais presque préféré, dans le sens ou ç'aurait été dans "l'ordre des choses", comme on dit : quelque chose de douloureux, certes, mais qui doit forcément arriver un jour ou l'autre ; auquel on se prepare depuis des annees.

Mais mon licenciement, lui, n'était pas du tout dans l'ordre de "mes" choses.

 

J'ai rapidement rassemblé mes affaires, dans une sorte de brouillard ; je ne les ai pas mises dans le traditionnel carton, comme on voit dans les films : j'avais un grand sac "Whole Foods" dans mon sac a main.

J'ai quitté mon emploi avec classe.

 

J'ai rapidement fait le tour des collègues et de mes avocats, tous sous le choc.

Une autre personne de mon service (un cadre) a été licencié : sa femme travaille encore, elle, mais ils ont deux jeunes enfants + deux jumelles qui vont bientôt naître.

 

Les licenciements n'ont concerné que les bureaux américains de notre cabinet : environ 200 personnes (avocats et non-avocats) ont été licenciées ce lundi-la.

On vous laisse donc tout juste le temps de rassembler vos affaires, de dire au revoir...

Avant de quitter les lieux, il faut passer ensuite aux Ressources Humaines pour y laisser son badge.

 

Mon amour est venu me chercher.

En chemin, nous avons souri quand nous avons vu un homme sortir de sa voiture avec son petit carton d'effets personnels...

On s'est regardés en disant : "Ah ! Lui aussi, le pauvre..."

   

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Posté par tsarane à 10:28 - - Commentaires [82] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Mon licenciement

Courage cocotte.

Prends du temps pour toi, repose-toi, laisse passer les informations. D'ici quelques jours, ça ira mieux. Tu pourras sortir la tête de l'eau, aidée en cela par Monsieur Ton Amour.

J'ai confiance en toi. Ca va aller. Courage.
Bisous!

Posté par Faustine, jeudi 19 mars 2009 à 11:52

Ton recit est vraiment pougnant.
Pour repondre a quelques uns des commentaires, le systeme americain est ainsi fait: les gens tournent la page tres vite et retombent sur leurs pieds tres vite. C'est la flexibilite de l'emploi. J'ai pu le voir lors de licenciements dans mon entreprise il y a quelques mois, les gens sont partis vite, certes, mais avec des indemnites, dignes, et pas forcement mecontents de leur sort.
Toi aussi Stephanie, je le sais, j'en suis sure, tu vas en ressortir plus forte.
Et finalement, aurais-tu eu vraiment envie de rester quelques semaines apres avoir appris la nouvelle? je trouve ca peut etre dur au premier abord, mais finalement plus facile.

Posté par une parisienne, jeudi 19 mars 2009 à 12:03

C'est vraiment de la pure saloprie mais je sais que c'est ainsi que ça marche, that's it that's all!!!!! Mais toi Stéphanie tu es bien mieux que tout ça, plus forte et bien plus intelligente et tu vas t'en sortir, regardes tous ces fabuleux mots d'encouragements que tu reçois, je trouve ça fantastique. Allez Stéphanie GO GO GO !!!!!

Posté par Laurence, jeudi 19 mars 2009 à 12:34

Je ne commente que rarement mais aujourd'hui je voudrais juste te souhaiter beaucoup de courage. J'aime beaucoup ton blog et meme si je ne te connais pas, je compatis vraiment car je sais que ce que tu vis en ce moment est tres dur. Mais avec de la perseverance, je suis sure que tu retrouveras rapidement un emploi.

Posté par Gaelle, jeudi 19 mars 2009 à 12:35

Ton recit m'a beaucoup touche et je suis de tout coeur avec vous deux. C'est parfaitement inhumain de disposer des gens comme ca sans preavis. C'est revoltant mais je suis sure que tu vas rebondir ma belle. Je t'envoie plein de courage.
Bises

Posté par corinne, jeudi 19 mars 2009 à 12:56

Ton recit est vraiment emouvant et la facon de licencier les gens est vraiment terrible. Bon courage pour la suite!
Bisous de Marbourg!

Posté par elsa, jeudi 19 mars 2009 à 14:06
Plein de courage de la part d'une inconnue

Je lis régulièrement votre blog, depuis la France, sans pour autant laisser de commentaires. Tout ce que je peux vous dire, c'est vraiment bon courage, et j'espère que malgré la conjoncture qui n'est bonne nulle part en ce moment, vous allez vite retrouver un boulot, peut être dans une autre ville qui sait. En tout cas, je vous souhaite de tout coeur de rebondir, vous le méritez, vous qui êtes toujours pleine de bonne humeur sur votre blog. Vous avez eu raison de rester digne, mais je vous admire ; je ne suis pas du tout sûre que j'aurais réussi à en faire autant. Bon courage à vous, et aussi à votre mari, car c'est une épreuve à surmonter à deux.
Chaleureuses pensées from France.

Posté par Lisa, jeudi 19 mars 2009 à 14:28

Je te souhaite tt le courage nécessaire ds cette épreuve pas facile, surtt que la elle est vraiment mal tombée, même s'il n'y à pas de bonne période pour cela.
En tt cas si tu ne trouve pas tt de suite tu peux te reconvertir ds l'écriture d'un livre car j'ai trouver que tu avais raconter cette épreuve d'une très belle façon. C'était prenant, comme qd ont est en train de lire un livre super prenant...
Bon courage d'une fan de ton blog et qui te souhaite le meilleur depuis la france.

Posté par NIna, jeudi 19 mars 2009 à 15:07

merde, alors.
Bon, et bien il y a certainement autre chose pour vous ailleurs.
Bon courage à vous 2.

Posté par ariana lamento, jeudi 19 mars 2009 à 15:14

Je n'ai jamais posté de message alors que je te suis depuis un bon bout de temps...
J'aurais voulu que mon premier message soit différent : léger, smart, élégant, raffiné... Et bien non! mon message c'est : "Oh! Merde alors!"
Allez, courage! Tu verras, ça va aller : ce n'est qu'un contretemps à ta vie rêvée!
"Always look on the bright side of life!"
De tout coeur avec toi et Monsieur Ton Amour.

Posté par Marie, jeudi 19 mars 2009 à 15:37

Je suis tellement désolée pour toi, pour vous, pour cette maison ... si je peux faire la moindre chose pour toi .... je suis là ... malheureusement je n'ai pas de travail à t'offrir. Ici aussi ça va mal, ma copine de danse a été licenciée ce lundi, elle est toute seule, je lui ai proposé de l'héberger, en attendant ... mais vous, vous êtes un peu loin .... toutes mes pensées pour vous avec de gros bisous, mais je suis certaine que tout va aller mieux bientôt.

Posté par Tibrikot, jeudi 19 mars 2009 à 16:25

Ca fait mal de te lire.. d'essayer de trouver des mots pour t'encourager, depuis NY ou notre situation n'est guère plus solide malgré les apparences.. je vois bien ce que tu peux ressentir car ça m'est arrivé il y a quelques années.. que te dire.. tout te semble écroulé, fini, rappelle toi que le plus important c'est toi et tes proches, tu y puiseras la force de te relever même si ça te parait insurmontable pour l'instant, ce système qui fait des envieux (l'herbe semble toujours plus verte ailleurs) a aussi des contre-parties terriblement inhumaines, je t'envoie un wagon de bonnes ondes, sait on jamais ???

Posté par Clara, jeudi 19 mars 2009 à 16:37

Bonsoir,
ton récit est magnifique.
je sais que tu traverses un moment difficile, mais n'oublies pas tu as ce que les milliards ne peuvent acheter.
Cependant, me diras-tu, ça ne nourrit son homme...certes, alors c'est peut-être le moment de mettre en avant tes talents dont ton blog est la preuve : presse, internet, roman...

bise

Stéphanie from Colombes et Cergy d'adoption professionnelle

Posté par Stifali, jeudi 19 mars 2009 à 17:04

Stéphanie, je suis bouleversée par ton récit, par ce qui vous arrive, c'est tellement injuste, je ne sais que dire....je veux juste croire que le destin est là et qu'après la pluie vient le beau temps,tu es si forte et courageuse et ton amour aussi.Je vous souhaite de tout coeur de rebondir et de trouver la force en vous.Toutes mes pensées vont vers vous, j'ai la gorge serrée...Bises tout plein.

Posté par saramour2, jeudi 19 mars 2009 à 17:10

si je peux faire quelque chose pour t'aider, surtout n'hésite pas à me le dire, je suis de tout coeur avec toi!
bisous

Posté par melleanterieur, jeudi 19 mars 2009 à 18:47

Je sais que ca n'aide pas mais je comprends exactement ton recit... Assistante de direction, je lisais donc la messagerie de mon chef. C'est la que j'ai appris que j'etais sur la liste de licenciement. Je l'ai su tout du long, quelques mois, sans confirmation officielle. Et tout le long, l'angoisse s'est equilibree de ce sentiment de, euh, survie?! L'accompagnement anglais n'est pas tres different du tien le jour venu. Mais tu as su etre forte et digne - j'ai fondu en sanglots. L*A avait 8 mois. C'est la colere qui aide a redemarrer. Je vaux mieux que ca et je ne les laisserai pas abattre cette partie la de moi: j'en deduis que tu es sur la bonne voie!

Si on peut t'aider pour quoique ce soit, n'hesite pas. Comme Tibrikot, nous sommes loin, mais on fera tout ce qu'on pourra pour vous depanner. Si on peut t'aider dans tes recherches, te faire une lettre de recommendation...? En attendant, je te prepare une enveloppe pleine d'Angel Delight a la banane. Ce n'est pas grand chose mais ca reconforte un peu...

Et Stephanie a raison! Pourquoi ne pas chercher a utiliser le net plsu avant? Peut-etre travailler pour un grand site web, faire editer un guide de philadelphie, etc... Tu as beaucoup de talents et nous croyons toutes tres fort en toi. Et surtout, le net te permet de travailler plus a l'international, donc d'augmenter les contacts.

Encore une fois, si on peut t'aider pour quoique ce soit, ou s'il y a une douceur en particulier qui te remonterait le moral...?

Posté par Chocoralie, jeudi 19 mars 2009 à 19:14

Bonjour,

Je viens juste de découvrir ton blog,(là il y a cinq minutes) je vois que je n'arrive pas au moment le plus joyeux. Même si je n'ai pas encore lu tes autres posts et qu'on ne se connait pas je tiens à te dire que ton récit m 'a profondément ému, comme beaucoup je pense, les larmes n'ont pu s'empêcher de sortir. Ton histoire est très dur et sache que beaucoup de monde te soutient. Avec ta moitié, l'amour qui vous uni et la force que vous avez lorsque vous êtes à deux, vous allez continuer à avancer. Et la roue tourne sois en sure.
je suis loin et n'ai pas d'emploi à offrir ni de jet privé...mais si il y a quelque chose que l'on peut faire n'hésite pas.

virginie (à Paris)

Posté par virginie ATLP, vendredi 20 mars 2009 à 05:06

Ce qui ne tue pas rend plus fort!!!!Toi et ton mari etes encore jeunes,ton reve se réalisera un jour ou l'autre!Ce sont malheureusement les épreuves de la vie!Vous les surmonterez,je n'ai aucun doute là-dessus! C'est terriblement humiliant de tant donner à une entreprise pour, au bout du compte se faire virer d'une heure à l'autre comme une malpropre!Cependant tu as fais ce qu'il y avait de mieux à faire,tu es partie avec dignité!Les temps sont durs mais tu as l'air d'avoir suffisamment de compétences pour trouver un autre emploi:peut-etre dans les métiers en rapport avec l'intégration /l'expatriation ,la traduction,le tourisme,peut-etre meme le journalisme ou l'édition, qui sait, étant donné que tu sembles aimer écrire et que tu as du style...bref,les possibilités sont multiples!!!N'oublies pas que tu es aux Etats-Unis,n'importe qui peut avoir la possibilité de gravir les échelons s'il s'en donne les moyens :regarde Madoff, de maitre-nageur il est pourtant bien devenu président du Nasdaq,une des plus grosses autorités financières au monde,c'est dire!!! Ne te décourage surtout pas(meme si je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire)!!!Gros bisous à vous deux et tiens-nous au courant de la suite!!!

Posté par Amara, vendredi 20 mars 2009 à 10:47

Tu as un reél talent pour " raconter " ! je t'assure qu'en te lisant on se met à ta place ,tout à coup .... on s'appelle Stéphanie et on entre dans le bureau de son supérieur pour s'entendre dire quelque chose que l'on sait déjà être LA pire des mauvaises nouvelles .......
Je ne savais pas ( comme beaucoup d'imagine ) que vous aviez des projets immobiliers avec ton mari.Je comprends d'autant plus ton ( votre ) désillusion .Courage à vous deux , je reste certaine que vous allez rebondir rapidement .D'après ce que l'on peut connaitre de toi à travers ton blog, tu es pleine de ressources , de compétences et d'énergie .
Amicales pensées et grosses bises .

Posté par rebecca, vendredi 20 mars 2009 à 15:10

je suis désolé de ce qui t'arrive, vraiment je ne sais pas trop quoi dire, ça peut arriver à chacuns d'entre nous et effectivement on est peu de chose dans nos entreprises c'est comme ça... mais je te souhaite du fond du coeur de remonter la pente et d'avoir enfin votre maison!

Posté par sica, vendredi 20 mars 2009 à 15:12

Salut Stephanie,

Enormément de message de soutien, ça fait chaud au coeur!

Il est évident que vous passez une étape difficile ton amour et toi, remarque c'est dans ses moments là de la vie que l'on ce forge encore plus.

Ce qu'ils ne savent pas les Américains, c'est qu'ils ont à faire à une Parisienne et il sont pas près de te démonter même si des fois ils arrivent à te mettent un coup sur la tête comme aujourd'hui.

Rappel toi d'ou tu viens, c'est notre force à nous!!!

Je t'embrasse et j'attend de tes nouvelles!

Bizz
Laurent

Posté par Nagagate, samedi 21 mars 2009 à 04:29

Et dire qu'ici en France on est toujours à se plaindre, mais au moins on nous laisse finir le mois et les dossiers en cours, on ne part pas à la sauvette et on à des indemnités versées par les ASSEDIC pour avoir le temps de se retourner. Un licenciement est une grosse épreuve un peu comparable à un deuil et si le délai est long pour retrouver un emploi on perd vite confiance en nos capacités. Courage Stéphanie, tu es pleine de ressources et votre amour c'est pas de la pacotille mais du costaud, c'est déjà une grande chance pour surmonter cette épreuve.
Bisou

Posté par Coppelia, samedi 21 mars 2009 à 04:52

Je ne sais pas quoi dire ...
Courage ma belle !
Je t'embrasse trés fort !

Posté par Marie, samedi 21 mars 2009 à 05:40

Stéphanie,

je te lis régulièrement sans jamais laisser de commentaires et dire que ton blog donne la pêche serait pour moi un euphémisme. Pour un peu, j'aimerai habiter à Philadelphie !
Je te souhaite beaucoup de courage, à toi et à ton homme, et on te fait toutes confiance pour rebondir malgré ce mauvais coup.

Posté par caroline, samedi 21 mars 2009 à 10:15

Ton récit est bouleversant Stéphanie, on sent à quel point tu as eu mal. Je te souhaite plein de bonnes choses pour l'avenir, j'espère que ce licenciement t'ouvrira la porte d'un super travail. Gros gros bisous de France.

Posté par seblorcel, dimanche 22 mars 2009 à 06:18

je compatis , 1 au chômage ce n'est pas drôle mais 2 là c'est pas marrant ,et puis le rêve d'une maison arrivait, je vous souhaite à tous les 2 de retrouver vite du travail , je lis ton blog depuis longtemps mais il y a trés longtemps que je ne mets pas de coms , tu as beaucoup d'humour ,et ton blog est trés agréable , léger , gai comme le printemps -bon courage

Posté par Evelyne, dimanche 22 mars 2009 à 13:09

Bon courage a vous 2! Je n'ai plus beaucoup de temps pour lire en dehors donc je ne viensp lus qu'occasionnellement. Je suis de tout coeur avec vous, j'espere que vous retrouverez du boulot malgre les temps durs. Gros bisous

Posté par Est@Hershey, dimanche 22 mars 2009 à 22:09

Ton article est bouleversant. Pour l'émotive que je suis, il ne m'a pas laissée indifférente.

Je me souviens de tes recherches pour une maison et tu étais si près du but.

La vie est parfois injuste. Trop injuste même.

Je te souhaite des jours meilleurs. Un super job avec une sécurité d'emploi pour toi et ton chéri.

Courage à vous deux.

Gros bisous

Posté par Mel, mardi 24 mars 2009 à 03:03

Oh dis donc, je n'avais pas vu ça ! Du coup, je me sens toute bête ! C'est violent, souvent, les États-Unis ! Et ça fait peur, aussi ...
Tu as recommencé à chercher quelque chose ? Tu as des pistes ? Tu es énergique et sympathique, nul doute que tu devrais vite arriver à rebondir. Je pense bien à toi et t'embrasse.
Hélène

Posté par Hélène (Cannes), mardi 24 mars 2009 à 03:29

un bon courage qui s'ajoute à tout les autres!
christelle

Posté par christelle, jeudi 26 mars 2009 à 15:26

Oooooh Stéphanie, ce post m'a ému! J'espère que tu t'accommodes à cette "nouvelle" vie et que tout va s'arranger pour vous deux. Je t'envoie plein de bisous banlieusards!

Posté par Flanby, dimanche 29 mars 2009 à 06:03

Bon courage également! Cet email de licenciement me rappelle mon propre cas en 2005!!Par contre je n'ai pas eu de papier a remplir juste un carton a embarquer Vive la communication internet aux Etats-Unis! Je crois que les crises permettent de rebondir, de suivre de nouveaux projets. je fait confiance a ton optimisme.

Posté par catherine, dimanche 29 mars 2009 à 19:33
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