...Séverine que je connais a travers son blog.

 

bryant_park

 

Tour de manège a Bryant Park

 

Photo Séverine

 

 

 

 

   

 

Merci BEAUCOUP, Séverine !

 

 

 

 

 

1) Depuis quand es-tu expatriée aux Etats-Unis ?

 

 

 

Nous avons fêté notre premier anniversaire a New York a la fin du mois d'aout. 

 

 

 

 

 

2) Pourquoi t'es-tu expatriée ?

 

 

 

Pour suivre mon mari, débauché par son client pour qui il travaillait comme consultant externe.

 

 

 

 

 

3) Quelle a été l'attitude de tes proches quand tu leur as annoncé ton expatriation ?

 

 

 

La famille était à la fois contente pour nous (une super opportunité pour notre carrière, pour la langue, pour visiter un nouveau pays) mais aussi super triste de nous voir partir. Et surtout triste de voir leur petit-fils ou neveu partir a des milliers de kilomètres.

 

 

 

Un peu inquiète aussi car nous partions a l'aventure avec beaucoup d'inconnus et peu d'aide de l'entreprise de mon mari. Les amis étaient très contents pour nous et voyaient aussi une bonne opportunité de venir nous rendre visite à New York.

 

 

 

 

 

4) Quels étaient tes doutes et tes peurs avant de quitter la France ?

 

 

 

Est-ce qu'on va trouver rapidement un logement ? Un travail pour moi ? Une école pour notre fils ? Est-ce qu'on va se faire des amis ?

 

 

 

 

 

5) Ces doutes et ces peurs se sont-ils avérés exacts ?

 

 

 

La recherche de logement n'a en effet pas été facile car nous redémarrions complètement à zéro : sans "credit history", nous n'existions pas et c'était comme si nous étions des étudiants de 18 ans.

 

 

 

Pour le travail, un peu long a cause du coté administratif mais le marché de l'emploi est super dynamique par rapport a Paris.

 

 

 

Pour l'école, un coup de chance : nous avons trouvé très vite.

 

 

 

Pour les amis, oui et non : on s'est fait de bons amis qui sont repartis en France, d'autres qui ont déménagé en banlieue... On n'a aujourd'hui pas mal de connaissances (collègues, parents de l'école...) qu'on voit de temps en temps mais pas encore de fortes amitiés comme en France.

 

1er_jour2 

 

    Premier déjeuner dans l'appartement new yorkais

 

Photo Séverine

 

 

 

 

 

   

6) D'un point de vue pratique et au niveau des formalités, ton installation aux Etats-Unis a-t-elle été facile ?

 

 

 

La confirmation de notre départ et l'obtention du visa furent longues. Notre premier mois sur place fut galère : nous avons déménagé cinq fois en un mois. D'abord quelques nuits d'hôtel ; puis quelques semaines de "squat" chez une amie d'amie en vacances ; puis encore de nouveau quelques nuits d'hôtel, de nouveau quelques jours de "squat" chez d'autres amis de la famille et enfin l'emménagement dans notre appartement. Et, à chaque déménagement, nos sept ou huit valises se sont baladées entre le bureau de mon mari, ses collègues et nos différents lieux d'hébergement.

 

 

 

 

 

7) Et d'un point de vue affectif et émotionnel ?

 

 

 

De notre coté, nous étions tellement pris par l'excitation de cette nouvelle vie, de cette nouvelle ville… que nous n'avons pas vraiment eu de moments de déprime, de mal du pays... Juste du stress avec l'appartement car, sous la pression du "broker" [l'équivalent de l'agent immobilier], nous avons signé notre bail a 22h sans même avoir vu l'appartement correspondant (nous avions visité celui du voisin du dessus en cinq minutes a 21h). Et il fallait encore attendre 15 jours avant de voir vraiment ce pour quoi nous avions signé.

 

 

 

 

 

8) Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment concernant ton installation/expatriation aux Etats-Unis ?

 

 

 

Nous négocierions mieux les conditions de départ : on nous a tout juste remboursé les billets d'avion et c'est tout. Pas de logement provisoire a l'arrivée, pas d'aide au déménagement, pas de participation au loyer ou aux frais d'école, pas d'assurance santé les trois premiers mois...

 

 

 

 

 

9) Y a-t-il une personne qui t'a particulièrement aidée dans ton installation/expatriation (que ce soit a travers un bon conseil, une aide financière, une simple présence amicale...) ? 

 

 

 

Les amis d'amis qui nous ont hébergés sans même nous connaitre préalablement ; ils nous ont permis de limiter notre galère.

 

 

 

 

 

10) As-tu un travail aux Etats-Unis ?  

 

Si oui : lequel et, surtout, a-t-il un rapport avec ce que tu faisais (ou étudiais) en France ?

 

 

 

Si non : es-tu actuellement en recherche d'un travail et, surtout, as-tu l'impression que c'est plus facile ou plus difficile que dans ton pays (barrière de la langue, démarches et mode de fonctionnement différents...) ?

 

 

 

Je travaille depuis six mois dans une petite entreprise américaine d'études de marché "online". Je fais exactement le même boulot qu'en France - en mieux. Mon travail, bien que similaire, est beaucoup moins stressant qu'en France et les horaires beaucoup beaucoup plus cool.  

 

 

 

 

 

11) La France te manque-t-elle ?

 

 

 

Oui et non.

 

 

 

Oui quand je ne retrouve pas dans les supermarchés la bonne nourriture française (le sirop de menthe, les merguez, les pâtisseries...). Oui quand ma maman est tombée malade et que je ne pouvais pas venir la réconforter. Mais, au quotidien, je dirais plutôt non : nous sommes beaucoup plus zen, ici ; nous travaillons moins et nous sommes sans cesse en train de découvrir de nouvelles choses. En plus, nous sommes en famille - nous sommes tous les trois.

 

 

 

 

 

12) Quand penses-tu revenir en France définitivement ?

 

 

 

Nous n'avons pas d'idée précise. L'idée serait de rester au moins trois ans pour valoriser cette expérience. Après un an, nous commençons tout juste à prendre nos marques, à mieux comprendre la langue, à s'intégrer. Mais nous n'avons pas vraiment de limite maximum. Ce n'est pas une mutation pour une période précise comme ont beaucoup d'expats ici. Nous, nous sommes libres sur la durée. Tant qu'on se plait, on reste, et si on ne se plait plus ou en cas de problème de santé important, on rentre.

 

 

 

 

 

13) As-tu hâte de revenir en France définitivement ?

 

 

 

Pas pour l'instant.

 

 

 

 

 

14) Comment gardes-tu le contact avec ta famille et tes amis ?

 

 

 

Nous avons notre famille au moins une fois par semaine sur Skype. Avec la vidéo, on n'a pas l'impression d'être loin. Par le blog aussi - beaucoup. Et aussi la messagerie instantanée - sur Facebook notamment - et les mails.

 

 

 

 

 

15) Reviens-tu souvent en France pour les vacances ?

 

 

 

Deux fois par an : pour les fêtes de fin d'année et en été. C'est le minimum accepté par les grands-parents pour voir leur petit-fils. On aimerait pouvoir essayer de passer une partie de nos vacances aux Etats-Unis pour découvrir le pays mais c'est dur avec seulement trois semaines. Pour l'instant, on se contente des longs week-ends pour visiter.

 

bourse

    

A Wall Street, en famille

  ligne

Photo Séverine

 

   

 

 

 

 

16) Si tu es ici depuis pas mal de temps, as-tu l'impression, parfois, de te "détacher" ou de "t'éloigner" un peu de la France (de sa culture, de ses traditions, de son mode de fonctionnement...) ?

 

 

 

Pas vraiment. Nous restons proches de la France dans notre quotidien : on cuisine français, on suit l'actualité française... On est certainement largués sur l'actualité musicale, télé... mais, en France, on n'était pas très au fait non plus.

 

 

 

 

 

17) Comment vois-tu/juges-tu la France et les Français maintenant que tu vis aux Etats-Unis ?

 

 

 

Je ne vais pas être très originale mais je dirais que je vois les Français comme des râleurs qui ne se rendent pas compte de leurs avantages. Particulièrement la santé (ils se plaignent de payer un ou deux euros non remboursés) ou des aides pour la garde d'enfant ou l'école publique. Aussi pour le chômage : les chercheurs d'emploi sont beaucoup plus dynamiques, ici, car ils doivent travailler (le chômage est quasi inexistant) et n'hésitent pas a accepter tout travail.

 

 

 

 

 

18) D'après toi, comment ta famille et tes amis s'imaginent-ils ta vie d'expatriée (rêve américain, solitude, super opportunité, folie, angoisse...) ?

 

 

 

Grace au blog, notre famille et nos amis ont une assez bonne idée de notre quotidien. Ils nous imaginent hyper actifs. C'est vrai qu'on fait beaucoup plus de choses qu'a Paris car nous avons beaucoup de temps disponible. En France, nous passions beaucoup de temps en famille. Mes parents, lors de leur visite, ont pu constater que nous avions une vie agréable, ici. Nous avons vu pas mal d'amis aussi en un an qui ont pu découvrir notre nouvelle vie.

 

 

 

 

 

19) Ta vision des Etats-Unis a-t-elle changé - en bien ou en mal - depuis ton expatriation ?

 

 

 

Je pensais New York beaucoup plus stressant que Paris. Mais finalement, les gens sont beaucoup plus "speed", plus agressifs à Paris.

 

 

 

 

 

20) Trouves-tu ta vie actuelle aux Etats-Unis plus agréable ou moins agréable que ton ancienne vie en France ?

 

 

 

Plus agréable. Beaucoup moins stressante.

 

Romain_baseball

ligne

 

Photo Séverine

   

   

 

 

 

 

21) Depuis ton expatriation, te sens-tu plutôt française, européenne ou américaine ?

 

 

 

Toujours française et je pense que ce sera toujours le cas.

 

 

 

 

 

22) Aux Etats-Unis, as-tu plus de connaissances/amis américains ou français ?

 

 

 

Au début, quasi uniquement des Français : je ne travaillais pas et passais beaucoup de temps avec d'autres mamans françaises via l'association Accueil New York. Avec le travail et l'école de mon fils, nous avons élargi nos connaissances et côtoyons beaucoup d'Américains. Mais, pour l'instant, cela se limite a quelques gouters d'anniversaires, des sorties dans des bars après le boulot et plus rarement un diner.

 

 

 

 

 

23) Cela te convient-il ?

 

 

 

J'aimerais bien développer de vraies amitiés avec des Américains mais cela prend du temps. Côtoyer des Français, cela fait du bien aussi. On se comprend plus facilement.

 

 

 

 

 

24) Si je te dis que tu dois définitivement repartir en France dans deux mois, quelle est ta première réaction (joie, tristesse, panique, soulagement...) ?

 

 

 

Je serais déçue. Au bout d'un an, on commence tout juste à faire nos marques, à mesurer nos progrès dans la langue... En plus, je ne bosse que depuis six mois donc ce serait vraiment une trop courte expérience.

 

 

 

 

 

25) L'expérience de l'expatriation a-t-elle changé ta façon de voir le monde - et la vie en général ?

 

 

 

On est probablement plus curieux, plus observateurs, plus débrouillards. Je pense que j'aurais aussi moins peur de repartir à zéro ailleurs.

 

 

 

 

 

26) Que dirais-tu a ceux a qui l'on vient de proposer l'expatriation aux Etats-Unis mais qui ont peur et se posent mille et une questions ?

 

 

 

L'expatriation aux Etats-Unis ou ailleurs est une expérience géniale qui ne pourra qu'être bénéfique. Par contre, surtout avec un enfant, il faut bien tout étudier avant de partir et bien négocier les conditions de départ.

 

 

 

 

 

27) T'imagines-tu un jour t'expatrier dans un autre pays ? Lequel ?

 

 

 

L'expatriation facile a Londres !