jeudi 29 mai 2008
Qui dit "invité" dit "cadeaux"...
Evidemment, ma mère avait de chouette petites choses pour moi dans sa valise...
Des magazines...

Le plein de saucissons pour Monsieur mon amour, de la crème de marron et des "galets" de chocolat...

Des tisanes "jambes légères" pour l'été, un bon vieux quatre-quarts breton et des biscuits...

Cette jolie salière "L'Himalayen" contenant du sel rose (de l'Himalaya)...

Photo "bienmanger.com"
Et l'un des livres de recettes de Clea ; il est absolument adorable et très bien présenté ; les photos sont très belles et les recettes piquent la curiosité...


mardi 27 mai 2008
L'expatriation vue par...
Pour inaugurer cette nouvelle série d'entretiens, c'est Adeline qui s'y est collée. Un grand MERCI a elle pour son honnêteté et son temps.
J'espère que, comme moi, vous prendrez plaisir a lire ces interviews et qu'elles vous apprendront beaucoup de choses, que vous soyez futurs expatriés ou simples curieux.
Vous découvrirez entre autres que derrière le mot "expatriation" se cachent des expériences TRÈS TRÈS différentes les unes des autres et que chacune est, AVANT TOUTE CHOSE, une belle AVENTURE HUMAINE, unique et enrichissante...
1) Depuis quand es-tu expatriée aux Etats-Unis ?
Nous sommes arrivés aux US le 18 janvier 2008.
2) Pourquoi t'es-tu expatriée ?
Alain, mon mari, a été muté dans la filiale américaine de sa société, située à Moorestown, New Jersey.

Photo Adeline/Alain
3) Quelle a été l'attitude de tes proches quand tu leur as annoncé ton expatriation ?
Mes parents ont eu un peu de mal au début, sachant que j'avais évoqué ce probable déménagement outre-atlantique sur une carte postale pendant nos vacances. Ils ont finalement bien pris la chose.
Mes beaux-parents, quant à eux, étaient ravis pour leur fils d'avoir une telle opportunité professionnelle.
4) Quels étaient tes doutes et tes peurs avant de quitter la France ?
J'avais un peu peur de ne pas m'intégrer facilement et surtout peur que la langue soit une barrière, même si mon niveau scolaire était très bon.
5) Ces doutes et ces peurs se sont-ils avérés exacts ?
Finalement, non. Je me suis vite plu dans ce nouveau pays et mon anglais s'améliore de jour en jour, aux dires de mon professeur. En fait, l'essentiel est de pratiquer l'oral, ce qui n'est pas aussi simple que ce que l'on pourrait croire.
6) D'un point de vue pratique et au niveau des formalités, ton installation aux Etats-Unis a-t-elle été facile ?
Cela s'est mieux passé que l'on ne l'avait imaginé.
Nous avons entamé les démarches fin septembre-début octobre 2007. Il fallait qu'on se marie pour faciliter les démarches administratives et surtout pour que je puisse demander l'autorisation de travailler. Sans cela, je n'aurais eu qu'un visa de touriste ou un visa d'accompagnateur, sans pouvoir travailler.
Le mariage était prévu pour 2009, donc nous avons un peu précipité les choses. Un cabinet d'avocats engagé par l'entreprise de mon mari s'est occupé de nos demandes de visas, ce qui a pris 2 mois et demi. Nous sommes allés début janvier à l'ambassade des USA à Paris pour l'interview finale et, quelques jours plus tard, nous recevions nos passeports avec les visas (L1 pour mon mari et L2 pour moi).
Après notre arrivée sur le sol américain, nous avons fait la demande d'immatriculation à la Sécurité Sociale : cela a pris 1 mois pour mon mari et 2 pour moi car il y avait eu confusion de visa. Le cabinet d'avocats s'est ensuite occupé de ma demande d'autorisation de travailler, que j'ai reçue début mai.
Dans l'ensemble, tout s'est passé sans trop d'encombre. Il fallait juste être patient.
7) Et d'un point de vue affectif et émotionnel ?
C'est sûr que quitter parents et amis n'est pas chose facile, mais nous surmontons relativement bien cette séparation. Nous sommes deux, donc c'est assez facile de se soutenir mutuellement.
8) Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment concernant ton installation/expatriation aux Etats-Unis ?
Peut-être acheter une maison plutôt que louer, mais nous ne sommes pas certains que ça vaille vraiment le coup pour nous.
9) Y a-t-il une personne qui t'a particulièrement aidée dans ton installation/expatriation (que ce soit a travers un bon conseil, une aide financière, une simple présence amicale...) ?
La société de mon mari nous a beaucoup aidés. J'ai fait la rencontre de Delphine (qui est la femme d'un collègue de mon mari) avec qui je m'entends très bien. Ils sont eux aussi expatriés, et habitent à deux pas de chez nous.
10) As-tu un travail aux Etats-Unis ?
Si oui : lequel et, surtout, a-t-il un rapport avec ce que tu faisais (ou étudiais) en France ?
Si non : es-tu actuellement en recherche d'un travail et, surtout, as-tu l'impression que c'est plus facile ou plus difficile que dans ton pays (barrière de la langue, démarches et mode de fonctionnement différents...) ?
Je suis à la recherche d'un emploi dans la comptabilité, le secrétariat... Je pense que cela va être très difficile au début à cause de la langue, car je suis loin d'être totalement "fluent" ["totalement a l'aise dans une langue"]. Mais c'est un challenge que je me dois d'essayer de relever.
11) La France te manque-t-elle ?
Bien sûr, mon pays me manque, mais cela ne m'empêche pas de vivre cette expérience à fond.
12) Quand penses-tu revenir en France définitivement ?
Nos visas expirent fin 2010 ; après, on verra : si on a envie - et si on peut - rester un peu plus longtemps ; c'est envisageable.
13) As-tu hâte de revenir en France définitivement ?
Non. Nous avons tant de choses à découvrir dans ce pays. N'oublions pas que nous avons un continent à visiter et 3 ans ne suffiront peut-être pas. Nous ne sommes donc vraiment pas pressés de rentrer en France.
14) Comment gardes-tu le contact avec ta famille et tes amis ?
Internet est un excellent outil pour cela. Nous avons créé un blog pour que nos familles et amis puissent suivre notre aventure outre-atlantique. Nous sommes très heureux de pouvoir partager avec eux ce que nous vivons ici. Et puis, il y a les e-mails, le téléphone et MSN.
15) Reviens-tu souvent en France pour les vacances ?
Cela n'est pas prévu avant 2009. On devrait revenir au moins une fois par an.
16) Si tu es ici depuis mal de temps, as-tu l'impression, parfois, de te "détacher" ou de "t'éloigner" un peu de la France (de sa culture, de ses traditions, de son mode de fonctionnement...) ?
Je ne pense pas trop m'éloigner de la France, même si on prend petit à petit des habitudes américaines. Ce qui me fait peur, c'est que parfois les mots français m'échappent et c'est le mot anglais qui me vient à l'esprit. J'ai aussi du mal à utiliser les accents quand j'écris depuis notre PC français car je commence à m'habituer au clavier QWERTY.
17) Comment vois-tu/juges-tu la France et les Français maintenant que tu vis aux Etats-Unis ?
On a un regard différent sur notre pays car on prend conscience de la chance que nous avons d'avoir un système social qui prend soin de notre santé et de notre retraite. Dans l'ensemble, cela ouvre les yeux et permet d'avoir un regard plus critique sur les deux pays.
18) D'après toi, comment ta famille et tes amis s'imaginent-ils ta vie d'expatriée (rêve américain, solitude, super opportunité, folie, angoisse...) ?
Je pense qu'ils idéalisent très certainement notre vie aux US : il y a encore ce "rêve américain" dans tous les esprits. Même s'il est vrai que nous avons une meilleure qualité de vie ici qu'en France, tout n'est pas pour autant rose. La majorité d'entre eux pense que c'est une opportunité à ne pas rater, et peut-être que certains pensent que nous sommes fous. Nous sommes jeunes et donc si nous ne le faisions pas maintenant, nous l'aurions sans doute jamais fait de notre vie et l'aurions sans doute regretté.
19) Ta vision des Etats-Unis a-t-elle changé - en bien ou en mal - depuis ton expatriation ?
Je pense que ma vision des Etats-Unis a changé en bien, car il est vrai qu'en France, nous ne voyons pas ce pays sous le même angle. Je pense qu'il faut venir ici pour se faire une réelle opinion.
20) Trouves-tu ta vie actuelle aux Etats-Unis plus agréable ou moins agréable que ton ancienne vie en France ?
Comme je l'ai dit précédemment, notre vie aux Etats-Unis est plus agréable. Cela fait 4 mois que nous vivons avec un seul salaire et nous n'avons pas le couteau sous la gorge comme nous l'aurions eu à Besançon si j'étais sans emploi pendant une si longue durée. Nous avons une belle maison au vert et non plus un appartement en ville. Nous visitons des endroits magnifiques.

Photo Adeline/Alain
Toutefois, travailler me manque et les transports en commun aussi. Ici, on ne peut rien faire sans sa voiture. Le gros point noir, c'est la retraite : nous devons nous en occuper nous-mêmes et prévoir d'épargner. Pour la santé, nous avons la chance d'avoir une excellente assurance via la compagnie de mon mari.
21) Depuis ton expatriation, te sens-tu plutôt française, européenne ou américaine ?
Je suis et je resterai Française. Je n'ai pas l'intention de vouloir devenir américaine, même si je veux m'intégrer au mieux dans ce pays.
22) Aux Etats-Unis, as-tu plus de connaissances/amis américains ou français ?
Pour le moment, j'ai plus de connaissances françaises qu'américaines, mais je pense que cela changera quand je travaillerai.
23) Cela te convient-il ?
Je voudrais me faire des amis américains pour éviter de trop parler français et surtout apprendre à mieux connaître les Américains.
24) Si je te dis que tu dois définitivement repartir en France dans deux mois, quelle est ta première réaction (joie, tristesse, panique, soulagement...) ?
Je serais vraiment très triste, car j'aurais une impression d'acte manqué.
25) L'expérience de l'expatriation a-t-elle changé ta façon de voir le monde - et la vie en général ?
Cela permet d'avoir une plus grande ouverture d'esprit.
26) Que dirais-tu a ceux a qui l'on vient de proposer l'expatriation aux Etats-Unis mais qui ont peur et se posent mille et une questions ?
Faites comme nous : ne réfléchissez pas trop et foncez ; vous ne le regretterez pas !!!!
27) T'imagines-tu un jour t'expatrier dans un autre pays ? Lequel ?
Pourquoi pas ? On y prend goût ! Si je pouvais choisir, ce serait l'Australie ; le Canada me tenterait bien aussi.
Je te remercie beaucoup, Stephanie, pour cette interview a laquelle j'ai pris plaisir a répondre.

Photo Adeline/Alain
lundi 26 mai 2008
Dernière journée a Philadelphie...

Petite pause pendant notre bénévolat
Samedi 17 mai, c'était la veille du départ de ma mère.
Nous nous sommes levées tôt afin de retrouver quelques employés de mon cabinet pour
"nettoyer l'Amérique de Bush"
(ça, c'est ma mère qui le dit, c'est pas moi !)
Depuis la gare de "Market East" (dans le centre-ville), nous avons donc pris le train de banlieue R8 jusqu'à la petite gare vieillotte de "Upsal" :

De la, une marche d'une quinzaine de minutes a travers une jolie banlieue...




...nous a amenées au lieu de rendez-vous : l'entrée du bois "Carpenter's Woods" - qui fait partie de l'immense "Fairmount Park".

Tout comme l'année dernière, mon cabinet d'avocats avait décidé de jouer les bienfaiteurs en allant aider au débroussaillage/entretien de "Fairmount Park".
Nous étions cette année un peu plus nombreux que l'an passé et, par chance, la matinée fut très ensoleillée et très chaude.
Ma mère a TRÈS BIEN travaillé, je dois dire : un vrai bûcheron !
Une force de la nature !!
Une véritable amazone !!!



Moi, je fais la belle (avec une pelle)
Même ma copine Cécile

était venue en renfort avec trois bons petits soldats :

Nous étions surtout chargés d'éliminer ceci :

une variété de chèvrefeuille apparemment mauvaise pour les oiseaux.

"Bénévoles au travail"



"Bagels", mini beignets et jus de fruits pour nous motiver

Le réveil matinal avait été un peu difficile pour un samedi mais les trois petites heures ensoleillées passées a améliorer notre environnement fut une très bonne expérience (et un bon exercice physique !) ; ma mère était fière d'elle !
Un grand MERCI a Cécile, les enfants et a Sébastien pour s'être joints a nous !
Ma mère et moi sommes ensuite reparties en ville car l'heure du déjeuner était plus que passée...
Non loin de la gare de "Market East", j'ai décidé d'essayer le tout nouveau point de restauration "Union Gourmet".

Installée dans la calme Locust Street, cette nouvelle "épicerie/cafétéria" n'est pas mal du tout : décor moderne (un chouia "clinique"), tables a l'intérieur (au calme) et sur le trottoir. Il y a un grand choix de produits prêts a déguster (sur place ou a emporter) ainsi qu'un coin "traiteur".





"Union Gourmet", c'est par ici. Parfait pour un déjeuner ou un repas sur le pouce et pour s'éloigner un peu des restaurants plus bruyants qui sont a deux pas (sur Walnut Street).
Le ventre rempli, ma mère et moi faisons un tour dans les petites rues du quartier...


puis allons jeter un oeil au petit marché aux puces ("flea market") du quartier.
Ils fleurissent un peu partout, en ce moment : c'est la saison !

Ma mère y a trouvé un plat a gâteau et j'y ai trouvé un grand "vase" en verre transparent (avec une bougie dedans) pour... 0 dollar !

"Ma m... a vendre gratuite"
vendredi 23 mai 2008
Cinéma + soirée chez Sébastien

A la sortie du "Positano Coast",
je fais l'point sur ma vie
Mercredi 14 mai, je suis allée avec ma mère voir le film "Roman de Gare".
C'était pas mal ; ma mère a bien aimé, en tout cas.
Comme a chaque fois que je vais voir un film français, j'avais envoyé un petit e-mail aux copains et aux copines pour qu'ils se joignent a moi - s'ils le souhaitaient.
Ce soir-la, j'ai donc eu la surprise de faire ENFIN la connaissance de Jonathan et Eve, installés depuis quelques mois dans la proche banlieue de Philadelphie.
Nous avons bavardé un peu a la sortie du film (ça va, ils sont très sympa ; ouf !!) puis nous nous sommes séparés.
(La prochaine fois, Jonathan et Eve, je suis sure que vous vous joindrez a moi pour l'"après-film" car celui-ci s'est révélé TRÈS agréable...)
Le film était projeté au "Ritz 5", a coté du beau "Positano Coast"...
C'est donc la que j'ai proposé a ma mère d'aller grignoter un morceau une fois le film terminé.
Et c'est seulement a m'en approchant que je me suis souvenue a quel point c'est un restaurant agréable...

Espace "lounge"
J'ai demandé a être installée dans la partie "lounge" ("salon") et ma mère et moi nous sommes affalées dans les moelleux fauteuils bas pour finir la soirée en douceur...


"Caesar salad" au poulet pour ma mère


Tartare de mahi mahi pour moi

Ma mère, visiblement très en forme


Et une profiterole a la pistache pour chacune !
"Positano Coast", c'est par ici.
Pour lire mon premier compte-rendu sur ce restaurant, c'est par là-bas.
Attention : les portions sont petites/normales (pas du tout a l'américaine). Je vous conseille FORTEMENT l'espace "lounge" - surtout en été, bien sur : il y a une partie avec baies vitrées + une partie complètement "terrasse".
Très bon moment de "farniente" assuré au son de bonne musique "lounge"...

Vendredi, le surlendemain, Emilie, ma mère et moi étions invitées chez Sébastien qui - comme prévu - avait TRÈS BIEN fait les choses : a lui tout seul, il avait préparé QUATRE cakes salés et QUATRE desserts !
(Je tiens a préciser que Monsieur fait sa propre pâte a tarte.)


C'était en fait la "house warming party" ("fête pour réchauffer la maison") de Sébastien ; autrement dit : sa pendaison de crémaillère.
Ce fut une soirée TRÈS TRÈS sympathique et internationale : quelques Français, bien sur, mais aussi des Américains, une Anglaise et des personnes venues de différents pays d'Asie - professionnels ou étudiants.













Moi, j'ai A-DO-RÉ le "far breton" aux fruits secs de Sébastien : TROP MORTEL !!!
Emilie, elle, a craqué sur sa tarte chocolat-bananes.

MERCI BEAUCOUP A TOI, Sébastien !
jeudi 22 mai 2008
"Carte Verte", "milk shake" mortel et thé entre copines

Mardi 13 mai, mon amour et moi nous "échappons" de la maison et passons une partie de la journée ensemble, en amoureux.
J'avais en fait pris ma journée car j'avais rendez-vous dans la banlieue nord de Philadelphie pour renouveler ma "Carte Verte".
Effectivement, suite a mon mariage, j'ai obtenu une "Carte Verte" CONDITIONNELLE - et valable deux ans. La fin de la validité de ma carte approchant, je devais la renouveler.
La procédure est rapide puisque ce n'est qu'un renouvellement et, en trente minutes, l'affaire est bouclée : photo, prise de toutes mes empreintes digitales, signature et... en voiture Simone ! Je recevrai bientôt ma nouvelle "Carte Verte" qui sera valable, cette fois-ci, pour dix ans.
Une bonne chose de faite !
Après l'immigration, mon amour et moi faisons un saut chez sa grand-mère puis allons manger un bout chez "Nifty Fifty's".


Nous sommes passés maintes fois devant ce "diner" mais, ce qui nous a décidé a y entrer, c'est le reportage que l'on venait de voir sur "Food Network" : ça avait l'air si bien qu'il fallait absolument qu'on essaye !
On n'a pas été déçus du voyage.
Ce "diner" est beau et propre et le service est très attentionné (a la fin du repas, on nous remet une fiche pour donner nos impressions a chaud).



Nous avons chacun pris un "chili dog"


Pain a "hot dog", saucisse type "Herta", "chili con carne" et fromage fondu...
et, surtout, un "milk shake" chacun.
Un pour deux aurait AMPLEMENT suffi car ça devait bien correspondre a un demi-litre de glace par "milk shake"...
Mon amour s'est, en plus, laissé tenté par la spécialité de la maison : le soda.
"Nifty Fifty's" possède en effet la plus grande "fontaine a soda" des Etats-Unis (donc, a priori, du monde) : il y a une centaine de parfums disponibles ! Mon amour a pris cerise-citron : très bon.

Quant aux "milk shakes", ils étaient MORTELS. J'ai pris "Biscuits Oreo/Beurre de cacahuètes".
J'avais un peu peur que tout ne soit trop mixé... Mais les deux parfums étaient bien identifiables et il y avait même des gros morceaux de biscuits dans mon "shake" !

Trop trop bon...
"Nifty Fifty's", c'est par ici (quelques restaurants dans le New Jersey).
Pour ceux qui ne peuvent se déplacer si loin, je conseille "Johnny Rockets" (dans le centre de Philadelphie) : vous y retrouverez la même ambiance "années 50" et leurs "milk shakes" doivent être aussi bons (ils sont en tout cas, eux aussi, servis dans les traditionnelles "timbales" en fer).

Après "Nifty Fifty's", petit saut rapide au centre commercial "Franklin Mills" - toujours dans la banlieue nord de Philadelphie.
Je vais bien sur faire un petit tour dans cette boutique :


Je n'y trouve rien, figurez-vous, alors je file chez "Charlotte Russe" (boutique pour adolescentes ou je trouve toujours 2-3 bêtises pas chères).
J'en repars effectivement avec une ceinture, une petite robe d'été, une paire de boucles d'oreilles "plumes de paon" et un joli "Fedora" (que je porte sur les photos suivantes).
Mon "shopping" fini, mon amour et moi rentrons en ville car, a 16h30, j'ai rendez-vous avec ma mère, Emilie et Marilyn pour découvrir un salon de thé/restaurant très sympa du quartier de Passyunk Square.

Marilyn m'avait prévenue que c'était adorable et elle avait raison : mélange de grenier familial et de salon de thé a l'ancienne, "RoseLena's" est un lieu atypique ou il fait bon se prélasser...







Le patron est adorable. Attention : le thé est préparé avec une "French press" et, d'après ma mère, peut s'avérer trop fort pour certains.
"RoseLena's", c'est par ici. C'est excentré et au-dessous de Washington Avenue, certes, mais le (petit) quartier environnant est TRÈS sympa - surtout depuis une table en terrasse...

mercredi 21 mai 2008
La fête des mères et l'arrivée d'Emilie

Dimanche 11 mai, c'était la fête des mères, dans ce pays, et belle-maman, sa soeur et la grand-mère avaient organisé une sortie "brunch" pour ma mère, mon amour et moi.
Nous nous sommes donc retrouvés tous les six a Bensalem, dans une ancienne "demeure" des bords du Delaware - qui accueille maintenant des mariages.
Le brunch était très sympa car c'était sous forme de buffet a volonté et qu'il était pas mal achalandé.

Le coin des omelettes


Pains et viennoiseries


La fontaine de chocolat, bien sur !!
Je vous le dis car on est juste entre nous : ma mère m'a (un peu) fait honte.
Elle ne savait pas qu'il fallait utiliser les pics a brochettes en bois pour la fontaine de chocolat alors elle a attrapé la grande pince en métal (celle qui est dans le bol avec les fraises, ci-dessus), a attrapé un fruit avec et elle a plongé le tout dans la fontaine !
Un vrai cochon !

Je dois dire que la salle du "brunch" - normalement faite pour les mariages - était trop grande et faisait donc un peu "cantine bruyante" malgré ses lustres et sa belle vue sur le parc et le Delaware ; ils auraient du la diviser avec quelques paravents ou des gros bouquets posés sur quelques tables.

Nous avons néanmoins passé un très bon moment gourmand en famille et ç'a été la seule fois, pendant ce séjour de ma mère, ou les deux "mamans" ont pu se voir.


C'est aussi ce dimanche-là qu'Emilie est arrivée, figurez-vous.
Ma mère et Emilie s'étaient déjà rencontrées en septembre dernier mais, cette fois-ci, elles ont pu vraiment faire connaissance et il se trouve qu'elles se sont entendues comme larrons en foire :
et que j'cours dans ta chambre pour te raconter ma journée ;
et que j'te donne rendez-vous a 17h dans la salle a manger pour faire un p'tit goûter ;
et que j'glousse et que j'papote ;
et que j't'offre la moitié d'mon gâteau...

Pause "thé et e-mails" pour les deux copines

J'en profite pour passer un petit coucou a TOUTE MA FAMILLE
et plus particulièrement a
Pépé et a Mémé
qui doivent être heureux de savoir que leur fille a passé de bien bonnes vacances.
Gros bisous a tous les deux !
mardi 20 mai 2008
Marché aux puces et musée

Samedi 10 mai, il a arrêté de pleuvoir.
Ma mère et moi avons laissé Monsieur mon amour en paix et avons passé la journée dans le centre.
En route !!




Premier arrêt a la petite brocante annuelle de Pine Street ("Old Pine Flea Market").
Je n'ai acheté qu'une chose (en plus d'une part de gâteau "maison"...) : le "petit frère argenté" de ce sac - pour seulement 2 pauvres dollars.







"Allez, naturelle !!!
Mets ta main dans tes cheveux !!!"

Gâteaux "maison" (a 75 centimes ou 1 dollar la part)

Après la brocante, nous avons continué notre marche et sommes arrivées derrière la mairie.


Très grand chantier dans ce quartier car le "Centre de Conventions" va être agrandi
Nous touchons la au but ultime de cette balade en ville : la "Pennsylvania Academy of the Fine Arts" ("L'Académie des Beaux Arts de Pennsylvanie").

Un musée "discret" car forcément un peu dans l'ombre du grand "Art Museum" et ou, en conséquence, je n'étais jamais allée.
Mais ce fut une TRÈS BONNE surprise,
pour ma mère comme pour moi.

J'ai par exemple appris que ce musée a été fondé en 1805 et qu'a l'époque, comme aujourd'hui, c'était a la fois un musée ET une école - ou beaucoup de grands artistes américains du XIXème siècle ont étudié puis donné des cours ; c'est d'ailleurs le plus vieux musée d'art des Etats-Unis et la plus vieille école d'art des Etats-Unis.
Thomas Eakins (1844-1916) est considéré (par le monde de l'art en général) comme un peintre très important. Il est né a Philadelphie et son tableau le plus célèbre - considéré, lui aussi, comme "très important" - est "The Gross Clinic" qui est justement exposé en ce moment et que j'ai donc pu observer.
Attention : ne pas traduire le titre de ce tableau par "La Dégoûtante Clinique" (quoique...) mais par "La Clinique du Docteur Gross".

La "Pennsylvania Academy of the Fine Arts" ("PAFA"), c'est par ici.
Pour seulement 7 $, vous aurez un très bon aperçu de ce que les élèves - célèbres ou pas - de cette école ont réalisé - ou réalisent encore. Un musée très agréable, a taille humaine et ou il y a très peu de monde.
Après le musée et pour reposer nos grosses pattes, ma mère et moi avons fait une pause au "Naked Chocolate Café" que ma mère - incroyable mais vrai ! - ne connaissait pas encore.

Les grosses "cupcakes" ne sont pas ce que je préfère au "Naked", j'avoue



Une cliente joliment vêtue
lundi 19 mai 2008
De la pluie, de la pluie et de la pluie - et une soirée dansante

(Ma mère est repartie hier - dimanche - mais le récit de ses vacances a Philadelphie continue encore un peu...)
Vendredi 9 mai, il a plu toute la journée.
J'avais pris cette journée pour être avec ma mère mais, du coup, nous sommes restées enfermées a la maison ; ma mère a lu dans son lit et j'ai fait un peu de ménage.
Vers 16h, nous sommes quand même sorties, armées de nos parapluies et imperméables, et nous sommes allées, a une vingtaine de minutes a pied de la maison, au "Pink Rose Pastry Shop" (découvert avec Flonature) - histoire de nous réconforter un peu.

Ma mère a voulu essayer un gros gâteau a l'américaine et, raisonnablement, nous avons donc pris une part pour deux. Celle-ci n'était pas trop mal, finalement : pas trop sucrée ; la mousse était assez bonne et l'espèce de crème au beurre n'était pas écoeurante.
Ouf !

Le "Pink Rose Pastry Shop", c'est par ici. C'est ouvert le soir assez tard et on peut même y petit-déjeuner et y déjeuner. Les pâtisseries peuvent être consommées sur place ou a emporter. Le "Pink Rose" se trouve a deux pas de South Street, près de ce restaurant et de ce restaurant.
Ce vendredi soir, malgré la pluie, nous avons retrouvé quelques copains-copines pour une soirée organisée en l'honneur de Chloé - qui repartait définitivement en France deux jours plus tard.
Le rendez-vous avait été fixé a 22h30 au "Vango", un bar du quartier de Rittenhouse.

Photo "Vango"
"Vango" est un bar avec "DJ" ; on y va surtout pour boire un verre, discuter ou grignoter des plats d'influence japonaise. Nous étions le seul petit groupe qui dansait, a vrai dire : les autres clients se contentaient apparemment de parler ou de draguer.




Ce soir-la, c'était plutôt de la "eurodance légère". Pas vraiment ma tasse de thé mais ce n'était point la l'essentiel - et ça ne nous a pas empêché de nous trémousser !
"Vango", c'est par ici. Comme pour tous les bars "clubs", munissez-vous d'une pièce d'identité, même si vous avez BIEN PLUS de 21 ans (pour les touristes, la carte nationale d'identité française est suffisante). Pour les filles : il n'y a pas de vestiaire, comme souvent, donc prévoyez un petit sac léger a porter en bandoulière si vous souhaitez danser. Il y a une terrasse au dernier étage mais elle est parfois réservée pour des soirées privées.

vendredi 16 mai 2008
Les "mini Miss"

L'autre soir, je "zappais" devant ma télévision quand un reportage, filmé d'un point de vue "comique" (car diffusé sur une chaîne pas vraiment "sérieuse", proposant beaucoup de télé-réalité) a tout de suite attiré mon attention...
C'était sur les fameuses "mini Miss".
J'avais déjà vu un reportage comme celui-ci et ça m'avait beaucoup marquée (et fait rire - ou pleurer ??).
Ici et EN GROS (pour vous expliquer rapidement), il existe des concours de "beauté" pour tous les âges.

Ces concours sont très populaires dans les Etats du Sud ; dans cette Amérique qui est assez différente de Philadelphie, New York ou encore Los Angeles. C'est, par exemple, l'Amérique d'où vient Britney Spears : la ou le "rêve américain" est toujours vivace et ou quitter sa province pour "monter a New York" (mais pour y faire quoi ???) est l'ambition de toutes les (jolies) filles...

Avant

Après
Et s'il existe des concours a peu près "raisonnables", il y a des concours pour lesquels la famille entière se mobilise : il y a un budget (important) pour acheter les tenues, le maquillage, engager éventuellement un "coach" ("professeur") pour savoir bien défiler ou pour bien préparer la partie "chorégraphie".

Une "coach" (et non pas l'un des trois petits cochons)

Le directeur du concours "Fabulous Faces" ("Fabuleux Visages")
Certaines mères n'hésitent pas a faire des kilomètres et des kilomètres, d'Etat en Etat, pour se rendre a tel ou tel concours, a faire du chantage a leur fille ("Encore une dernière répétition et tu peux aller jouer"), a s'endetter pour payer tous les frais engendrés par les concours...

Dans la salle, chaque maman use de tous les stratagèmes pour faire rire sa petite
Il existe des dizaines et des dizaines de concours de beauté et chaque concours peut aussi avoir toute une série de sous-catégories, du style : "Fabuleux Visages", "Suprême", "Super Suprême", "Novices", etc, etc...
Pour le concours que j'ai vu a la télévision l'autre fois (et dont sont extraites ces photos), les petites filles (6 ans environ) sont ultra maquillées,

avec les cheveux coiffés comme ceux d'une poupée et, pour les plus perfectionnistes, il est possible de porter une sorte de "dentier" (en haut seulement) pour avoir un sourire parfait...

Le sourire, lors de leur passage en scène, doit être maintenu constamment et au maximum.

Elles doivent marcher et poser d'une certaine façon, bien sur.

Et il y a même un passage en maillot de bain (un peu "limite", a mon avis) pendant lequel elles doivent se déhancher d'une façon bien particulière : elles marchent sur la pointe des pieds et peuvent ainsi, d'un coup de talon vigoureux, faire pivoter leurs fesses de droite a gauche, de façon exagérée.
Bizarre, bizarre...



Par ici, vous trouverez une liste de liens qui vous donneront une idée des différents concours qui existent actuellement aux Etats-Unis.

jeudi 15 mai 2008
Des "ladies who lunch" et une "auberge espagnole"

("Ladies who lunch" est une expression qui désigne ces femmes oisives qui se rencontrent pour papoter et déjeuner "chic" en semaine - puisque ces bienheureuses ne travaillent pas !)
Jeudi dernier, j'ai travaillé toute la journée mais, pour le déjeuner, ma mère et moi devions retrouver Marilyn et Delphine pour ENFIN tester le "buffet déjeuner" du magnifique "XIX".



Très jolis (et très bons) desserts

Charcuterie avec, précisons-le, moutarde en grains et cornichons

Rappelez-vous, les amis : j'étais déjà allée au "XIX" pour un "afternoon tea" et pour un "brunch" très gourmand.
Evidemment et comme prévu, nous avons ADORÉ ce déjeuner.
L'ambiance est "féminine et feutrée" - et plutôt calme car peu de gens connaissent l'endroit.



En plus des choix "a la carte", il y a donc la fameuse formule "buffet" que nous avons toutes prise et que nous vous recommandons CHAUDEMENT : pour une véritable misère (19 $ - soit 12 euro !), vous aurez droit a un plat principal (a choisir parmi une liste de cinq plats ; la viande rouge est toujours très bonne), au buffet a volonté (charcuteries, fromages, salades diverses et nombreux desserts) et a du soda ou du thé glacé.
Le "XIX" et toutes ses formules, c'est par ici.
La formule "buffet déjeuner" a 19 $, du lundi au vendredi et de 11h30 a 14h, c'est par là-bas.
Ma mère et moi y retournons d'ailleurs ce midi (jeudi 15 mai) avec ma copine Emilie qui, comme prévu depuis l'été dernier, vient de débarquer a Philadelphie pour essayer d'y faire son trou...
Mon "auberge espagnole" est donc pleine a craquer depuis ce dimanche : pour l'instant, ma mère occupant la chambre d'amis, Emilie loge dans la petite chambre mansardée qui se trouve au deuxième et dernier étage de notre maison provisoire.

Ma mère et Emilie sous la pluie (photo prise ce lundi)
Un petit aperçu de cette chambrette (photos prises juste avant l'arrivée d'Emilie) :

Vous apercevez, dans le fond, une partie de mon "triptyque" (commandé a Delphine)
(je vous en reparle plus précisément dès que possible !)


